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Égypte Le Parlement européen provoque la colère du Caire

L’Égypte a réagi avec virulence hier à une résolution d’eurodéputés critique des droits de l’homme en Égypte en convoquant les ambassadeurs des 27 pays de l’UE, à quelques jours d’une réunion bilatérale qui s’annonce houleuse. La résolution, soutenue par la quasi-totalité des groupes politiques du Parlement à Strasbourg, évoque plusieurs sujets sensibles pour Le Caire, tels que le cas d’Ayman Nour, ancien adversaire du président Hosni Moubarak à la première présidentielle pluraliste de 2005. Les eurodéputés demandent la libération de cet opposant condamné en décembre 2005 à cinq ans de prison pour falsification de documents. L’Assemblée exige aussi « qu’il soit mis un terme à tout type d’actes de torture et de mauvais traitements », et considère que les « coptes, les bahaïs, les chiites, les coranistes et les membres d’autres minorités religieuses demeurent regrettablement ostracisés pour des raisons sectaires ». Le texte n’a été adopté qu’avec une majorité de 52 voix et 7 abstentions (sur 784 élus), mais a suffi pour provoquer l’ire du gouvernement égyptien. Considérant ce texte comme une « ingérence », le président du Parlement égyptien, Fathi Srour, a de son côté menacé de « rompre les relations du Parlement égyptien avec le Parlement européen » si ce texte venait à être adopté. La présidente de la sous-commission du Parlement pour les droits de l’homme, Hélène Flautre, elle, a jugé la réaction du Caire « complètement disproportionnée ».
L’Égypte a réagi avec virulence hier à une résolution d’eurodéputés critique des droits de l’homme en Égypte en convoquant les ambassadeurs des 27 pays de l’UE, à quelques jours d’une réunion bilatérale qui s’annonce houleuse. La résolution, soutenue par la quasi-totalité des groupes politiques du Parlement à Strasbourg, évoque plusieurs sujets sensibles pour Le Caire, tels que le cas d’Ayman Nour, ancien adversaire du président Hosni Moubarak à la première présidentielle pluraliste de 2005. Les eurodéputés demandent la libération de cet opposant condamné en décembre 2005 à cinq ans de prison pour falsification de documents. L’Assemblée exige aussi « qu’il soit mis un terme à tout type d’actes de torture et de mauvais traitements », et considère que les « coptes, les bahaïs, les chiites,...