Berlin envisage un rôle de combat
pour ses militaires en Afghanistan
le 18 janvier 2008 à 00h00
Berlin envisage à mots couverts et sans entrain des missions de combat pour ses militaires en Afghanistan à un moment où l’OTAN réclame des renforts et plus de souplesse dans l’utilisation des troupes engagées. Le débat a pris une tournure très publique après les déclarations à la presse d’un responsable des questions de défense du Parti social-démocrate (SPD), Rainer Arnold, affirmant que des soldats allemands remplaceraient cet été les quelque 240 soldats norvégiens d’une force d’intervention rapide dans le nord de l’Afghanistan. Pour la plupart des experts et commentateurs, l’affaire est déjà conclue. « Nous n’avons pas le choix. Nous sommes responsables pour le nord de l’Afghanistan et aucun de nos partenaires ne s’est porté volontaire » pour remplacer les Norvégiens, a affirmé au quotidien Passauer Neuen Presse Bernhard Gertz, responsable de la Bundeswehverband, association qui défend les intérêts des soldats allemands. L’Allemagne est responsable de cette zone relativement calme où elle a déployé quelque 3 200 soldats dans le cadre de la Force internationale d’assistance à la sécurité (ISAF), l’alliance de 26 pays impliquée en Afghanistan depuis le renversement des talibans à la fin 2001.
Le porte-parole du ministère de la Défense, Thomas Raabe, a affirmé hier qu’ « aucune décision n’a encore été prise », tandis que le porte-parole de la chancellerie, Ulrich Wilhelm, affirmait que l’OTAN déciderait du remplacement des Norvégiens à la fin du mois.
Berlin envisage à mots couverts et sans entrain des missions de combat pour ses militaires en Afghanistan à un moment où l’OTAN réclame des renforts et plus de souplesse dans l’utilisation des troupes engagées. Le débat a pris une tournure très publique après les déclarations à la presse d’un responsable des questions de défense du Parti social-démocrate (SPD), Rainer Arnold, affirmant que des soldats allemands remplaceraient cet été les quelque 240 soldats norvégiens d’une force d’intervention rapide dans le nord de l’Afghanistan. Pour la plupart des experts et commentateurs, l’affaire est déjà conclue. « Nous n’avons pas le choix. Nous sommes responsables pour le nord de l’Afghanistan et aucun de nos partenaires ne s’est porté volontaire » pour remplacer les Norvégiens, a affirmé au quotidien...
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