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Énergie Nucléaire civil : Sarkozy trouvera dans le Golfe des hôtes très intéressés

Le président français Nicolas Sarkozy, qui a proposé un « partage du nucléaire civil » avec le monde musulman, trouvera dans les trois pays arabes du Golfe qui s’apprêtent à l’accueillir des interlocuteurs demandeurs de l’expertise française en la matière. De dimanche à mardi, M. Sarkozy visitera l’Arabie saoudite, le Qatar et les Émirats arabes unis, trois monarchies riches en pétrole et en gaz, mais qui, à l’instar de nombreux autres pays arabes, sont très intéressées par le développement d’un programme nucléaire civil. Sa brève visite mardi à Abou Dhabi sera l’occasion de la signature d’un accord intergouvernemental définissant le cadre d’une coopération en matière de nucléaire civil, selon une source proche du dossier. Les Émirats deviendraient le troisième pays arabe à signer un accord de coopération sur l’énergie nucléaire civile, après l’Algérie et la Libye en décembre. Très préoccupées par les ambitions nucléaires de l’Iran et l’influence régionale croissante de ce pays, les six monarchies regroupées au sein du Conseil de coopération du Golfe (Arabie, Bahreïn, Émirats, Koweït, Oman, Qatar) ont décidé en décembre 2006 de se doter elles aussi d’un programme nucléaire civil commun. Le sous-secrétaire émirati à l’Énergie, Ali ben Abdallah al-Owais, a déclaré récemment que l’objectif du CCG était d’avoir une centrale nucléaire commune qui soit opérationnelle en 2025. Mais, parallèlement à ce programme commun, « chaque pays peut faire ce qu’il veut » et poursuivre ses propres ambitions nucléaires, a indiqué à l’AFP un responsable émirati sous couvert d’anonymat. « Je ne pense pas qu’il y ait une contradiction », a-t-il dit. La source proche du dossier citée précédemment abonde dans le même sens. « Le CCG a ouvert la voie à la coopération », explique-t-elle, mais, parallèlement, « il y a une relation bilatérale ». L’accord, qui doit être signé mardi à Abou Dhabi, « jette les bases d’une coopération durable » et « définit les conditions » de celle-ci, indique-t-on de même source. À ceux qui s’étonnent qu’un pays comme les Émirats, 3e producteur de brut au sein de l’OPEP, au 5e rang mondial pour les réserves de pétrole et au 4e pour les réserves de gaz naturel, puisse avoir besoin d’un programme nucléaire civil, cette soure explique que même « pendant (l’ère) du pétrole, on a intérêt à avoir les moyens d’assurer son avenir industriel ». « Ce n’est pas parce qu’on est un pays pétrolier que la question ne se pose pas (...). C’est une vision réaliste de l’avenir à partir des besoins du pays », poursuit cette source. Engagés dans un processus de développement économique effréné, y compris sur le plan industriel, les Émirats ont un besoin croissant d’énergie. Selon M. al-Owais, la croissance de la demande en énergie dans le Golfe est « la plus élevée au monde ». Si les Émirats sont le seul des trois pays visités par M. Sarkozy à signer un accord dans ce domaine, la coopération en matière de nucléaire civil sera toutefois vraisemblablement évoquée à Ryad et à Doha. La présidente du groupe nucléaire français Areva, Anne Lauvergeon, fera d’ailleurs partie de la délégation française. « Il y aura des discussions » sur ce thème en Arabie, « mais on est encore très en amont », précise une personne bien informée. « C’est une idée qui est encore très embryonnaire », car « il n’y a pas de demande précise » des Saoudiens. Quant au Qatar, qui détient les troisièmes réserves mondiales de gaz naturel après la Russie et l’Iran, il « a approché tous les grands opérateurs du monde pour nouer des contacts », précise une source proche de ce dossier. Ses dirigeants « sont demandeurs effectivement, mais pour l’instant, il n’y a rien d’officiel », ajoute toutefois cette source, qui souligne qu’Areva « ne vient pas au Qatar pour le nucléaire », mais pour la signature par une de ses filiales d’un gros contrat pour la fourniture de matériel électrique.
Le président français Nicolas Sarkozy, qui a proposé un « partage du nucléaire civil » avec le monde musulman, trouvera dans les trois pays arabes du Golfe qui s’apprêtent à l’accueillir des interlocuteurs demandeurs de l’expertise française en la matière.
De dimanche à mardi, M. Sarkozy visitera l’Arabie saoudite, le Qatar et les Émirats arabes unis, trois monarchies riches en pétrole et en gaz, mais qui, à l’instar de nombreux autres pays arabes, sont très intéressées par le développement d’un programme nucléaire civil.
Sa brève visite mardi à Abou Dhabi sera l’occasion de la signature d’un accord intergouvernemental définissant le cadre d’une coopération en matière de nucléaire civil, selon une source proche du dossier.
Les Émirats deviendraient le troisième pays arabe à signer un...