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Actualités - Chronologie

Pakistan Islamabad ne veut pas de militaires américains dans les zones tribales

Le Pakistan a vertement réagi à des informations du New York Times selon lesquelles le gouvernement américain de George W. Bush envisageait des opérations militaires « clandestines » dans les zones tribales frontalières avec l’Afghanistan. Cette région du nord-ouest du Pakistan est le théâtre d’une insurrection de combattants islamistes proches des talibans et d’el-Qaëda. « Cela ne dépend pas du gouvernement américain, c’est le gouvernement du Pakistan qui est responsable de ce pays », a déclaré à l’AFP le général Waheed Arshad, porte-parole de l’armée. « Il n’y a pas d’opérations américaines, ni au grand jour ni clandestines, à l’intérieur du Pakistan. De telles informations sont sans fondement et nous les rejetons », a-t-il dénoncé. D’après le site Internet du New York Times, une proposition est discutée à Washington selon laquelle des agents de la CIA basés en Afghanistan pourraient faire appel à un soutien militaire direct pour mener des opérations antiterroristes au Pakistan. Citant des sources anonymes au sein du gouvernement US, le quotidien affirme que la CIA disposerait ainsi de pouvoirs élargis. Le porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères, Mohammad Sadiq, a qualifié l’article du New York Times de « spéculatif ». Tout ce qui laisse penser que des forces américaines seraient sur le sol pakistanais est « inacceptable », a-t-il ajouté. Le pouvoir et l’opposition se querellent autour des circonstances de l’assassinat de Bhutto Le gouvernement et l’opposition au Pakistan se querellent autour des causes et des circonstances de la mort de Benazir Bhutto, assassinée le 27 décembre. Le Parti du peuple pakistanais (PPP) de Mme Bhutto a dénoncé les différentes versions des autorités sur les raisons du décès, après que le président Pervez Musharraf eut admis qu’elle avait pu être tuée par une balle tirée par l’homme qui a fait feu avant l’attentat-suicide. « Il y a un cadavre dans le placard du gouvernement et c’est pour cela qu’il change sa position », a accusé un cadre du PPP, Babar Awan. « Depuis le premier jour, nous disons qu’elle a été abattue. C’était un complot, un plan mis à exécution, nous n’avons absolument aucun doute là-dessus », a-t-il affirmé. Car dans une interview diffusée par la chaîne américaine CBS, M. Musharraf a reconnu que l’ancienne Premier ministre avait pu être atteinte d’une balle dans la tête tirée par un inconnu qui a fait feu dans sa direction. Interrogé sur cette éventualité, il a répondu : « Oui, absolument, oui. C’est une possibilité. » Mais il a ajouté que la chef de file de l’opposition s’était elle-même exposée au danger et portait dès lors la responsabilité de sa propre mort. Il a aussi déclaré lors de l’émission « 60 Minutes » que son gouvernement avait tout fait pour assurer la sécurité de Mme Bhutto. Jusqu’ici, les autorités affirmaient qu’elle était décédée d’une fracture du crâne en heurtant la poignée du toit, au moment où elle tentait d’esquiver les balles du tireur avant l’explosion de la bombe du kamikaze. Le ministère de l’Intérieur a aussi concédé qu’il existait plusieurs théories sur l’assassinat. « Le régime modifie constamment sa position. Cela attise le doute et le soupçon et donne crédit aux exigences du PPP d’une enquête indépendante sous les auspices de l’ONU », a accusé le porte-parole du mouvement, Farhatullah Babar. Pour tenter de mettre fin à la controverse, M. Musharraf a sollicité l’aide de Scotland Yard, dont cinq experts en antiterrorisme enquêtent depuis vendredi, sous autorité pakistanaise. Mais le PPP juge que cette coopération britannique n’a « pas de sens » puisque « Scotland Yard ne sera pas autorisé à interroger ceux que nous soupçonnons », selon M. Babar.
Le Pakistan a vertement réagi à des informations du New York Times selon lesquelles le gouvernement américain de George W. Bush envisageait des opérations militaires « clandestines » dans les zones tribales frontalières avec l’Afghanistan. Cette région du nord-ouest du Pakistan est le théâtre d’une insurrection de combattants islamistes proches des talibans et d’el-Qaëda. « Cela ne dépend pas du gouvernement américain, c’est le gouvernement du Pakistan qui est responsable de ce pays », a déclaré à l’AFP le général Waheed Arshad, porte-parole de l’armée. « Il n’y a pas d’opérations américaines, ni au grand jour ni clandestines, à l’intérieur du Pakistan. De telles informations sont sans fondement et nous les rejetons », a-t-il dénoncé. D’après le site Internet du New York Times, une...