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Le PNL rejette « avec force » le tiers de blocage

Le PNL a catégoriquement rejeté hier l’octroi d’un tiers de blocage au sein du gouvernement à l’opposition, comme le réclame cette dernière, estimant que cela signifierait un retour à l’ère de la tutelle syrienne au Liban. Critiquant sévèrement les récentes déclarations télévisées du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, le PNL a par ailleurs dénoncé dans les efforts visant à placer le général Michel Aoun en vitrine une volonté de provoquer encore davantage de divisions interchrétiennes et dans le pays. « Nous nous interrogeons sur les motivations qui ont poussé Hassan Nasrallah à s’exprimer à la télévision quelques heures à peine après l’apparition du “maître” à Damas (Walid « Moallem » = maître en arabe), dans la mesure où ce dernier l’avait précédé pour faire part des mêmes positions », indique le PNL, dans un communiqué à l’issue de la réunion hebdomadaire de son conseil supérieur. Il estime par ailleurs que « le phénomène des tirs » d’armes automatiques à chaque apparition du secrétaire général du Hezbollah est « l’expression de la logique du mini-État ». Le communiqué souligne l’existence d’une « collusion flagrante entre les positions de ceux qui prétendent être les leaders de l’opposition libanaise et le véritable chef, c’est-à-dire le régime syrien ». Pour le PNL, l’objectif derrière la perpétuation du vide présidentiel est de « frapper la formule et l’entité libanaises ». « C’est dans cette optique qu’il faut comprendre les efforts désespérés de l’axe syro-iranien et de ses alliés libanais de placer en vitrine la partie chrétienne (de l’opposition), dans le but de provoquer davantage de divisions encore et de suggérer que le problème est purement chrétien ou, au mieux, national », estime-t-il. « Le premier souci du Hezbollah est de maintenir son arsenal et cela afin de garantir la poursuite de l’édification de son mini-État. D’où l’insistance pour obtenir le tiers de blocage au sein du gouvernement », poursuit le communiqué. « Nous refusons avec force de nous soumettre au chantage et de capituler face à la demande du tiers de blocage quelle que soit la présentation qui en est faite. Car cela signifierait le retour à l’ère de la tutelle syrienne, même si cela se fait avec des instruments libanais, lesquels démontrent jour après jour qu’ils sont plus attachés aux intérêts de l’axe syro-iranien qu’à ceux de la patrie », ajoute le PNL. Enfin le communiqué exhorte la communauté internationale et notamment les ministres arabes des Affaires étrangères, qui se réunissent demain dimanche, à « faire preuve de courage et d’objectivité » et à « coordonner avec la légalité internationale afin de pousser l’axe syro-iranien à laisser le Liban tranquille de manière définitive ».
Le PNL a catégoriquement rejeté hier l’octroi d’un tiers de blocage au sein du gouvernement à l’opposition, comme le réclame cette dernière, estimant que cela signifierait un retour à l’ère de la tutelle syrienne au Liban. Critiquant sévèrement les récentes déclarations télévisées du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, le PNL a par ailleurs dénoncé dans les efforts visant à placer le général Michel Aoun en vitrine une volonté de provoquer encore davantage de divisions interchrétiennes et dans le pays.
« Nous nous interrogeons sur les motivations qui ont poussé Hassan Nasrallah à s’exprimer à la télévision quelques heures à peine après l’apparition du “maître” à Damas (Walid « Moallem » = maître en arabe), dans la mesure où ce dernier l’avait précédé pour faire...