La conférence de presse du ministre syrien des AE, Walid Moallem, a suscité une réaction violente de la part de la majorité et de son chef Saad Hariri. Dans un long communiqué, ce dernier a précisé que les informations données par le ministre syrien sont fausses et montrent de façon claire le rôle de la Syrie dans la poursuite de la vacance à la tête de l’État libanais.
Le chef du Courant du futur a relevé plusieurs points dans le discours du ministre syrien, affirmant ainsi qu’ils montrent que la Syrie n’est pas à égale distance des parties libanaises, montrant au contraire un appui clair « aux forces du 8 Mars ». Les propos de Moallem montrent, selon M. Hariri, que la Syrie menait les négociations avec la France au nom de l’opposition, contrairement à ce qu’elle prétend.
Commentant l’affirmation selon laquelle le négociateur français n’a pas réussi à pousser la majorité à adopter les propositions, M. Hariri a déclaré que cela est tout à fait normal et montre que la majorité n’accepte pas les idées du régime syrien surtout lorsqu’elles portent sur la souveraineté de son pays.
Le communiqué du chef du Courant du futur rappelle que la majorité a accueilli favorablement les initiatives pour aboutir à un compromis, à commencer par les propositions lancées par le président de la Chambre à Baalbeck le 31 août. La majorité, poursuit le communiqué, a même renoncé à ses candidats, Nassib Lahoud et Boutros Harb, et à son droit constitutionnel d’élire un président de son choix à la majorité plus une des voix des députés, pour accepter le principe d’un candidat d’entente, le général Michel Sleimane.
La vacance du pouvoir
Le communiqué accuse la Syrie d’avoir voulu dès le départ la vacance à la tête de la République et ajoute que la France a malgré tout tenté d’aider à trouver une solution. Mais elle sait désormais clairement d’où vient le blocage.
Le communiqué ajoute encore que le ministre Moallem a voulu modifier les faits, mais il est tombé dans son propre piège, en établissant une sorte de carnet de route du processus, lorsqu’il a invité les négociateurs à entamer un dialogue avec le général Michel Aoun. Selon M. Hariri, les propos du ministre syrien révèlent une liste de revendications du régime baassiste, sous la menace du retour au « chaos organisé », et montrent que la Syrie ne compte pas faciliter l’élection d’un président au Liban avant l’aboutissement d’un accord complet avec elle.
Le communiqué remercie la France pour ses efforts et conclut en précisant que les efforts doivent se concentrer sur l’élection du général Sleimane à la présidence de la République. Il relève toutefois le timing de la déclaration de Moallem, à la veille de la tenue de la réunion des ministres arabes des AE au Caire, « comme pour la faire échouer à l’avance », précise-t-il.
De son côté, le député Antoine Saad, membre du bloc Joumblatt, a commenté la conférence de presse de Moallem, indiquant qu’elle montre les plans du régime syrien pour la nouvelle année.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La conférence de presse du ministre syrien des AE, Walid Moallem, a suscité une réaction violente de la part de la majorité et de son chef Saad Hariri. Dans un long communiqué, ce dernier a précisé que les informations données par le ministre syrien sont fausses et montrent de façon claire le rôle de la Syrie dans la poursuite de la vacance à la tête de l’État libanais.
Le chef du Courant du futur a relevé plusieurs points dans le discours du ministre syrien, affirmant ainsi qu’ils montrent que la Syrie n’est pas à égale distance des parties libanaises, montrant au contraire un appui clair « aux forces du 8 Mars ». Les propos de Moallem montrent, selon M. Hariri, que la Syrie menait les négociations avec la France au nom de l’opposition, contrairement à ce qu’elle prétend.
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