Des candidats, à la présidentielle, cotés à la Bourse libanaise pour une place de... marionnette. Voilà ce qui est attendu par le monde entier.
La réalité est là ; ce qui est attendu, c’est qu’un président soit rapidement élu pour que les choses continuent à évoluer telles qu’elles l’ont été depuis des années.
Un président consensuel sans aucun pouvoir, autre que de s’asseoir sur son fauteuil.
L’ex-président Lahoud, à la fin de mandat, déjà prolongé, anticonstitutionnellement mais légalement, de trois années, a chargé l’armée et son commandant en chef, le général Michel Sleimane, de la stabilité et de la sécurité du Liban.
Le Premier ministre, refusant de démissionner, est automatiquement reconnu par le monde entier (États-Unis, France, Angleterre, Italie, Nations unies...) et acquiert comme par enchantement sa « légitimité ».
Les députés, eux-mêmes élus en vertu d’une loi anticonstitutionnelle et douteuse dite « loi électorale 2000 », doivent élire un président de la République pour combler le vide constitutionnel devenu officiel depuis le 23 novembre 2007. On nous annonce le chaos s’il n’y a pas un président, nous arrivons déjà au onzième report qui ne sera probablement pas le dernier.
Cet interlocuteur absent existait déjà, puisque le président Lahoud était boycotté, sous l’impulsion du président français de l’époque Jacques Chirac, par les chancelleries occidentales, et cela depuis février 2005.
Un président maronite consensuel, issu d’une liste confectionnée par les bons soins du patriarche Sfeir et choisi, après mûres réflexions, par les représentants des communautés sunnite et chiite, serait faible et paralysé dans l’esprit de beaucoup. Ce président paralysé gouvernera avec sensiblement la même équipe des ministres actuels sans que rien ne change vraiment. Voilà aussi ce qui est attendu.
À notre sens, nous avons atteint là les limites de l’absurdité de notre Constitution qui cautionne une situation lamentable, à bien des égards ayant perdu tout contact avec la réalité et incompréhensible.
Nous pensons que les Libanais, dans leur ensemble, ont compris qu’une guerre interlibanaise supplémentaire n’a plus sa raison d’être chez nous, contrairement à ce qui continue d’être annoncé par ces « oiseaux de malheurs » que sont les différents représentants officiels de ces puissances qui continuent de nous manipuler.
Faut-il continuer sur cette voie sans autre issue que l’instabilité qui profite toujours aux mêmes, ou bien faut-il profiter de cette impasse politique pour écarter ce qui doit l’être et repenser autrement un moyen véritablement démocratique de cohabitation, loin des ingérences tous azimuts dont nous sommes continuellement victimes ?
Au total, aujourd’hui officiellement au Liban il n’y a plus de président, pas plus que constitutionnellement il n’y a de Premier ministre. Il y a des députés, mal élus, mais élus.
Ne nous méprenons pas : aujourd’hui, ce sont ces députés qui continuent de représenter le Liban et c’est l’armée qui assure l’intérim du pouvoir.
Article paru le mardi 01 janvier 2008
Des candidats, à la présidentielle, cotés à la Bourse libanaise pour une place de... marionnette. Voilà ce qui est attendu par le monde entier.
La réalité est là ; ce qui est attendu, c’est qu’un président soit rapidement élu pour que les choses continuent à évoluer telles qu’elles l’ont été depuis des années.
Un président consensuel sans aucun pouvoir, autre que de s’asseoir sur son fauteuil.
L’ex-président Lahoud, à la fin de mandat, déjà prolongé, anticonstitutionnellement mais légalement, de trois années, a chargé l’armée et son commandant en chef, le général Michel Sleimane, de la stabilité et de la sécurité du Liban.
Le Premier ministre, refusant de démissionner, est automatiquement reconnu par le monde entier (États-Unis, France, Angleterre, Italie, Nations unies...) et acquiert...
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