Aoun dénonce « l’ambivalence »
dans le rôle du patriarcat maronite
le 01 janvier 2008 à 00h00
Le chef du CPL, le général Michel Aoun, s’est à nouveau posé hier en principal interlocuteur chrétien dans le pays, contestant ce rôle au patriarcat maronite, auquel il s’en est pris à fleurets mouchetés, dénonçant « l’ambivalence » dans son rôle. Le général Aoun s’exprimait devant une délégation populaire de Jbeil qu’il a reçue à Rabieh. « Je veux parler de certaines instances spirituelles et temporelles qui se mêlent de la chose publique, tout en oubliant ce qu’elles réclamaient elles-mêmes, a-t-il déclaré. Depuis 1990, Bkerké réclame un gouvernement d’union nationale. Nous sommes en 2008, et nous n’avons toujours pas ce gouvernement », a-t-il dit.
« Jusqu’à nouvel ordre, ma responsabilité vient en tête car je suis le premier représentant des chrétiens au Liban », a-t-il dit, estimant qu’Amine Gemayel et Samir Geagea représentent « une minorité de chrétiens et que cette minorité n’a pas le droit de faire échec à une majorité de plus des deux tiers ». « Le patriarche est-il élu par le peuple ? C’est nous qui le sommes. En conséquence, le patriarche ne peut pas décider à notre place. Qui peut donner sa légitimité au gouvernement ? Est-ce lui ou les députés élus par le peuple ? Cette ambivalence ne peut plus durer. Les chrétiens doivent choisir leur instance de référence chrétienne et leur instance politique », a-t-il dit. « Nous voulons une position claire de la part du patriarche et des évêques sur les rumeurs selon lesquelles c’est le patriarcat qui couvrirait les infractions constitutionnelles du gouvernement », a-t-il ajouté. Le général a par ailleurs accusé certaines puissances de chercher à « punir » le Liban « parce qu’il a vaincu Israël » lors de la guerre de juillet 2006.
Le chef du CPL, le général Michel Aoun, s’est à nouveau posé hier en principal interlocuteur chrétien dans le pays, contestant ce rôle au patriarcat maronite, auquel il s’en est pris à fleurets mouchetés, dénonçant « l’ambivalence » dans son rôle. Le général Aoun s’exprimait devant une délégation populaire de Jbeil qu’il a reçue à Rabieh. « Je veux parler de certaines instances spirituelles et temporelles qui se mêlent de la chose publique, tout en oubliant ce qu’elles réclamaient elles-mêmes, a-t-il déclaré. Depuis 1990, Bkerké réclame un gouvernement d’union nationale. Nous sommes en 2008, et nous n’avons toujours pas ce gouvernement », a-t-il dit.
« Jusqu’à nouvel ordre, ma responsabilité vient en tête car je suis le premier représentant des chrétiens au Liban », a-t-il dit,...
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