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Actualités - Chronologie

Investissement Allié aux armateurs grecs, Dubaï part à l’assaut des Balkans

L’émirat de Dubaï s’est allié aux armateurs grecs pour se lancer à l’assaut des Balkans en décidant d’y investir des milliards d’euros dans les cinq ans à venir, avec la Grèce comme tête de pont. La rapidité et l’ampleur des achats d’entreprises phare en Grèce ces derniers mois par le groupe Marfin – créé par les milieux maritimes grecs et contrôlé désormais par l’émirat – ont fait frémir les marchés, mais aussi allumé des craintes sur l’avenir des sociétés rachetées au prix fort. Fer de lance de la pénétration émiratie, la société d’investissement Marfin Investment Group (MIG) a injecté depuis le début de l’année 5,2 milliards d’euros en Grèce. Contrôlant 15 compagnies, MIG est déjà présente dans 38 pays avec plus de 47 000 employés. « Nous allons investir de nouveau 10 milliards d’euros dans les deux ans à venir, plus spécialement en Hongrie, en Ukraine, en Russie, en Sibérie, dans les Balkans et dans des pays méditerranéens », affirme à l’AFP Serafim Constantinidis, directeur de la communication du groupe. L’architecte du rapprochement, Andreas Vgenopoulos, 54 ans, est issu de la marine marchande, où il était avocat de plusieurs grandes compagnies et avait fondé Maritime Finance (Marfin) à la fin des années 1990. C’est lui qui a opéré la jonction entre Dubaï et les armateurs. Il a été chargé par l’émirat de diriger le groupe pendant les cinq ans à venir. L’objectif de Marfin est de devenir d’ici à cinq ans « l’un des plus grands investisseurs européens avec une capitalisation supérieure à 140 milliards d’euros », a assuré au début du mois M. Vgenopoulos. MIG a racheté coup sur coup cet été deux fleurons des affaires grecques, le groupe alimentaire Vivartia, numéro un de son secteur, implanté dans trente pays, et Attica, le numéro un du transport maritime grec de passagers. Le groupe a également investi dans les secteurs de la santé (un hôpital et des cliniques prestigieuses), du tourisme (transports, hôtel Hilton à Chypre, casino à Patras), de l’immobilier et de l’informatique, en contrôlant le plus gros éditeur de logiciels en Grèce. Mais ce qui provoque le plus de remous dans le pays, ce sont les appétits de MIG sur l’opérateur semi-public OTE, le géant grec des télécoms pour lequel l’État, qui détient 28 % des parts, cherche un partenaire stratégique. MIG a déjà acquis 17 % du capital d’OTE, le plus gros groupe de télécoms des Balkans. Si le gouvernement conservateur grec a ouvert les bras aux représentants de l’émir de Dubaï, les partis de gauche ont fortement réagi sur le dossier OTE. « Cette voie ouverte au bradage de la propriété publique aux émirs arabes doit un jour s’achever », a ainsi estimé le président du parti Coalition de la gauche radicale (Syriza), Alekos Alavanos. « Nous sommes des investisseurs à long terme, nous ne voulons pas fermer les entreprises que nous achetons », assure M. Constantinidis. « Traditionnellement, les Grecs ont toujours été les banquiers et les commerçants de la région, il existe une continuité historique dans notre démarche », ajoute-t-il. M. Vgenopoulos s’était déjà voulu rassurant en affirmant au début du mois que MIG était « un groupe d’entreprises, pas un fond », et n’avait « pas comme but de vendre les entreprises, mais comme stratégie de les développer ». « MIG est une réussite grecque et continuera d’opérer en Grèce », avait-il insisté.
L’émirat de Dubaï s’est allié aux armateurs grecs pour se lancer à l’assaut des Balkans en décidant d’y investir des milliards d’euros dans les cinq ans à venir, avec la Grèce comme tête de pont.
La rapidité et l’ampleur des achats d’entreprises phare en Grèce ces derniers mois par le groupe Marfin – créé par les milieux maritimes grecs et contrôlé désormais par l’émirat – ont fait frémir les marchés, mais aussi allumé des craintes sur l’avenir des sociétés rachetées au prix fort.
Fer de lance de la pénétration émiratie, la société d’investissement Marfin Investment Group (MIG) a injecté depuis le début de l’année 5,2 milliards d’euros en Grèce. Contrôlant 15 compagnies, MIG est déjà présente dans 38 pays avec plus de 47 000 employés.
« Nous allons investir de nouveau...