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Après son retard à Lisbonne, Brown tente de faire taire les critiques

Le Premier ministre britannique Gordon Brown s’est efforcé hier à Bruxelles de faire taire la polémique créée par son absence la veille à la cérémonie de signature du nouveau traité européen. M. Brown est arrivé à l’heure au sommet européen de Bruxelles, le premier rendez-vous bruxellois auquel il participait depuis qu’il a succédé à Tony Blair fin juin. La presse britannique, même la plus eurosceptique, critiquait unanimement hier sa visite éclair jeudi à Lisbonne. M. Brown y a signé le traité remplaçant la défunte Constitution, trois heures après les autres dirigeants européens, et après le départ de nombre d’entre eux. Londres était représenté à la cérémonie uniquement par son ministre des Affaires étrangères David Miliband. « C’est un signe de mépris inutile à l’égard des autres dirigeants européens qui, pour certains, ont attendu en vain M. Brown au déjeuner à la demande de la présidence portugaise », fulminait hier, en marge du sommet, le président du groupe libéral au Parlement européen, le Britannique Graham Watson. Brown « s’est en fait tiré dans les deux pieds, il a énervé les anti-Européens en signant le traité et les pro-Européens en semblant ne pas vouloir le faire », résumait le journal The Times. Mais le Premier ministre britannique estime qu’il s’agit d’une « polémique sur rien », a précisé hier son porte-parole, en rejetant toute idée d’une détérioration des relations entre le Royaume-Uni et ses partenaires européens. De retour à Londres, M. Brown, qui a refusé d’organiser un référendum sur le nouveau traité européen, devra déployer toute son énergie pour le faire ratifier au Parlement de Westminster, qui décidera « si le texte peut être transposé dans la législation britannique », selon son porte-parole. Malgré la foule de dérogations obtenues par Londres à ce traité – sur la Charte des droits fondamentaux ou le renforcement de la coopération judiciaire et policière –, la partie n’est pas gagnée à l’avance, notait hier un parlementaire.
Le Premier ministre britannique Gordon Brown s’est efforcé hier à Bruxelles de faire taire la polémique créée par son absence la veille à la cérémonie de signature du nouveau traité européen. M. Brown est arrivé à l’heure au sommet européen de Bruxelles, le premier rendez-vous bruxellois auquel il participait depuis qu’il a succédé à Tony Blair fin juin. La presse britannique, même la plus eurosceptique, critiquait unanimement hier sa visite éclair jeudi à Lisbonne. M. Brown y a signé le traité remplaçant la défunte Constitution, trois heures après les autres dirigeants européens, et après le départ de nombre d’entre eux. Londres était représenté à la cérémonie uniquement par son ministre des Affaires étrangères David Miliband.
« C’est un signe de mépris inutile à l’égard des autres...