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États-Unis Le pétrole cher fait bondir les prix à la consommation en novembre

Le pétrole cher a fait bondir de 0,8 % les prix à la consommation en novembre aux États-Unis, et hors énergie et alimentation, l’indice a également accéléré à +0,3 %, ce qui devrait accroître le dilemme de la Fed, également confrontée à un ralentissement économique. C’est la hausse la plus forte de l’indice général depuis septembre 2005 et la plus marquée pour l’indice de base depuis janvier 2007, a indiqué hier le département du Travail. Les analystes tablaient sur une hausse de 0,6 % par rapport à octobre de l’indice général et de 0,2 % de l’indice de base. La forte hausse de novembre est d’autant plus préoccupante qu’elle ne vient pas compenser un recul le mois précédent : en octobre, les prix à la consommation avaient augmenté de 0,3 % et l’indice de base avait progressé de 0,2 %. Sur un an, la hausse des prix a atteint 4,3 % pour l’indice général en novembre -la plus forte hausse depuis juin 2006 – et 2,3 % pour l’indice de base, ce qui est le niveau le plus élevé depuis avril 2007. Ces chiffres devraient alimenter les inquiétudes de la Banque centrale (Fed) sur l’inflation, puisque l’indice de base refuse obstinément de repasser sous la barre des 2 % qui marque le haut de sa fourchette de tolérance, et semble même vouloir accélérer. C’est un problème pour la Fed, car l’orthodoxie voudrait qu’elle envisage des hausses de taux pour contrer les menaces inflationnistes. Or les turbulences sur les marchés financiers et les craintes de récession économique la forcent au contraire à baisser ses taux. Elle a ainsi abaissé d’un quart de point son taux directeur à 4,25 % mardi dernier, ce qui n’a pas suffi à calmer les marchés où plus d’un espérait un geste plus marqué. La forte hausse des prix en novembre s’explique en grande partie par le bond de 5,7 % des prix de l’énergie, après +1,4 % le mois précédent. L’accélération a été tirée par le pétrole (+14,2 %, hausse la plus forte depuis février 2003) et l’essence (+9,3 %). Les prix de l’alimentation ont augmenté au même rythme qu’en octobre (+0,3 %), la hausse des prix des fruits et légumes étant modérée par une baisse pour les volailles et le porc. Mais hors alimentation et énergie, les hausses ont souvent été vigoureuses. Les prix des vêtements ont connu leur plus forte augmentation en huit ans, à +0,8 % (après une stabilité le mois précédent). La hausse a atteint 2,9 % pour les transports du fait du bond des tarifs aériens, après la forte hausse du coût du kérosène. Les prix du logement ont augmenté de 0,4 %, ceux des soins médicaux de 0,4 % également, mais dans l’éducation et pour les biens et services de loisirs, la hausse a été plus modérée, à 0,1 % seulement.
Le pétrole cher a fait bondir de 0,8 % les prix à la consommation en novembre aux États-Unis, et hors énergie et alimentation, l’indice a également accéléré à +0,3 %, ce qui devrait accroître le dilemme de la Fed, également confrontée à un ralentissement économique. C’est la hausse la plus forte de l’indice général depuis septembre 2005 et la plus marquée pour l’indice de base depuis janvier 2007, a indiqué hier le département du Travail.
Les analystes tablaient sur une hausse de 0,6 % par rapport à octobre de l’indice général et de 0,2 % de l’indice de base. La forte hausse de novembre est d’autant plus préoccupante qu’elle ne vient pas compenser un recul le mois précédent : en octobre, les prix à la consommation avaient augmenté de 0,3 % et l’indice de base avait progressé de 0,2 %. Sur un...