Les réactions occidentales ont été naturellement unanimes pour dénoncer, avec une détermination exacerbée, l’assassinat du général François el-Hajj, et pour appeler à une élection le plus rapidement possible d’un nouveau président de la République.
La Maison-Blanche a ainsi « fermement » condamné cet assassinat, qui intervient à un « moment crucial » de l’histoire du Liban. « Nous condamnons fermement l’assassinat du général el-Hajj », qui survient « à un moment crucial, alors que le Liban cherche à maintenir un gouvernement démocratiquement élu et choisir un nouveau président », a déclaré le porte-parole du Conseil national de sécurité de la Maison-Blanche, Gordon Johndroe. « Le président Bush continuera de se tenir au côté du peuple libanais qui s’oppose à ceux qui cherchent à miner sa sécurité et sa liberté », a-t-il ajouté. Quant à la porte-parole de George W. Bush, Dana Perino, elle a refusé de se prêter aux conjectures sur les auteurs de l’attentat et d’accuser la Syrie : « Je crois préférable de ne pas spéculer sur qui est responsable ; bien sûr par le passé, il y a eu des circonstances dans lesquelles nous avons accusé la Syrie, mais il n’y a pas eu de revendication et l’examen des faits n’est pas terminé, alors je ne montrerai personne du doigt aujourd’hui », a-t-elle dit. Pendant ce temps, l’ambassade américaine à Beyrouth publiait un communiqué dans lequel elle souligne que l’attentat de Baabda est une « attaque directe et déplorable contre l’État et les institutions libanaises ».
À Paris, le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a dénoncé « une action lâche », qui « participe d’une volonté évidente de déstabilisation » du Liban. La France « condamne avec la plus grande fermeté l’attentat » de Baabda, a-t-il déclaré dans un communiqué, estimant que « la seule réponse doit consister à faire preuve d’esprit de responsabilité en procédant sans délai à l’élection du nouveau président de la République et en assurant un fonctionnement du pays de nature à garantir sa sécurité, sa liberté et sa souveraineté », a encore dit le patron du Quai d’Orsay. Bernard Kouchner a enfin appelé « toute la communauté internationale à exercer en ce sens la plus grande influence possible ». À Rome, le président du Conseil italien, Romano Prodi, a exprimé sa « plus ferme condamnation pour le lâche attentat » qui a ensanglanté Beyrouth. De tels actes sont « inacceptables et leurs responsables devront être identifiés et poursuivis », a-t-il ajouté, espérant que les forces politiques libanaises trouvent « le consensus nécessaire pour les prochaines étapes institutionnelles » que doit affronter le pays. À Berlin, « choqué », le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, a condamné tout aussi vivement, au nom de son gouvernement, l’assassinat « politique » du général el-Hajj. « Nous appelons toutes les factions libanaises et les protagonistes régionaux à renforcer la démocratie au Liban en accélérant l’élection du chef de l’État », a conclu le ministre Steinmeier. De son côté, le ministère espagnol des Affaires étrangères a publié un communiqué condamnant « énergiquement » le « brutal attentat terroriste » de Baabda. Madrid en a profité pour exprimer sa « conviction » que ce nouvel attentat, survenu à un moment « très délicat du processus politique libanais, ne parviendra pas à altérer l’engagement décidé des citoyens libanais pour la stabilité, le consensus, la coexistence pacifique et la reconstruction du pays ».
Quant à l’Union européenne, elle a naturellement elle aussi condamné, par la voix de sa présidence portugaise, l’« odieux » attentat de Baabda, « une nouvelle tentative ciblée pour tenter de déstabiliser le Liban, dans le cadre des efforts du pays d’élire un nouveau président ». Le haut représentant de l’UE pour la Politique étrangère, Javier Solana, s’est pour sa part déclaré « très préoccupé que cela survienne à un moment où, malgré de nombreuses difficultés, des partis opposés font preuve d’une volonté de dialogue pour aller de l’avant ».
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La Maison-Blanche a ainsi « fermement » condamné cet assassinat, qui intervient à un « moment crucial » de l’histoire du Liban. « Nous condamnons fermement l’assassinat du général el-Hajj », qui survient « à un moment crucial, alors que le Liban cherche à maintenir un gouvernement démocratiquement élu et choisir un nouveau président », a déclaré le porte-parole du Conseil national de sécurité de la Maison-Blanche, Gordon Johndroe. « Le président Bush continuera de se tenir au côté du peuple libanais qui s’oppose à ceux qui cherchent à miner sa...