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Actualités - Chronologie

Nayla Tuéni : Le Liban doit demeurer un phare de liberté

Mlle Nayla Tuéni, directrice générale adjointe du Nahar, a donné le coup d’envoi de la cérémonie de remise du prix Gebran Tuéni en prononçant une allocution dans laquelle elle a notamment souligné la nécessité de préserver « la liberté responsable qui caractérise la presse libanaise afin que le Liban demeure le phare de la liberté ». Après avoir rappelé que c’est la population qui a mené l’intifada du 14 Mars et que, de ce fait, cette intifada lui appartient, Mlle Tuéni a affirmé que « nous n’abandonnerons en aucune façon les principes pour lesquels Gebran a lutté et pour lesquels il s’est sacrifié ». « Ces principes, a-t-elle déclaré, sont devenus pour nous un acte de foi. Certains sont peut-être fatigués de combattre ou se sont soumis au fait accompli. Si Gebran était encore avec nous, il n’aurait sûrement pas désespéré. La soumission ne saurait être agréée dans la vie des peuples. Celui qui ne tire pas les leçons du passé ne peut pas aller de l’avant. Celui qui ne tient pas bon ne peut pas bâtir l’avenir. » Et Mlle Tuéni d’ajouter, en s’adressant à son père, Gebran : « Sois- en sûr, nous continuerons le combat grâce à la fougue de la jeunesse et parce que nous croyons en notre cause. Nous continuerons le combat afin d’être libres de nos décisions, et afin que les ambassadeurs cessent d’aller et venir pour nous donner des conseils, alors que certains responsables prêtent une oreille à ces conseils comme si nous n’avions pas appris des expériences passées. Par respect pour Gebran et pour le sang de Gebran, nous voulons mener à bien la révolution et le changement. Or, le changement ne peut se faire sans de véritables partis qui croient dans la démocratie et qui donnent naissance à une nouvelle classe politique instruite, intègre et compétente. Nous voulons édifier une véritable patrie, non pas une patrie basée sur le mensonge mutuel, une patrie fondée sur la reddition de comptes, non pas sur la corruption, une patrie ayant une seule armée et non pas plusieurs. » Mlle Tuéni a, par ailleurs, prôné l’établissement de relations étroites « avec le monde entier, et plus particulièrement avec le monde arabe et la Syrie, mais à condition que la Syrie reste chez elle et le Liban chez lui, ce qui implique le retour des prisonniers libanais détenus en Syrie, la délimitation des frontières et l’établissement de relations diplomatiques ». En conclusion, Mlle Tuéni s’est prononcée pour l’élection d’un « président fort, qui soit conscient que la liberté est la raison d’être du Liban, qui soit fier de sa chrétienté et qui rétablisse la confiance des chrétiens en eux, après la marginalisation dont ils ont été la cible ».
Mlle Nayla Tuéni, directrice générale adjointe du Nahar, a donné le coup d’envoi de la cérémonie de remise du prix Gebran Tuéni en prononçant une allocution dans laquelle elle a notamment souligné la nécessité de préserver « la liberté responsable qui caractérise la presse libanaise afin que le Liban demeure le phare de la liberté ».
Après avoir rappelé que c’est la population qui a mené l’intifada du 14 Mars et que, de ce fait, cette intifada lui appartient, Mlle Tuéni a affirmé que « nous n’abandonnerons en aucune façon les principes pour lesquels Gebran a lutté et pour lesquels il s’est sacrifié ». « Ces principes, a-t-elle déclaré, sont devenus pour nous un acte de foi. Certains sont peut-être fatigués de combattre ou se sont soumis au fait accompli. Si Gebran était encore avec nous,...