Joumblatt se prononce pour un président modéré, capable de rassembler le pays
le 27 novembre 2007 à 00h00
Le chef du PSP, Walid Joumblatt, se prononce clairement désormais pour un président « consensuel » et « modéré » capable de rassembler le pays et de réactiver la vie institutionnelle.
Ayant annulé sa conférence de presse prévue hier, M. Joumblatt se contente de sa tribune hebdomadaire dans l’organe du PSP, al-Anba’.
« Les forces du 14 Mars sont parvenues, par leur solidarité et leur cohésion, ainsi que par leur attachement à leurs constantes nationales de manière pacifique et démocratique, à enregistrer un nouvel acquis, à savoir le départ du palais de Baabda du dernier des symboles de l’ère de la tutelle, Émile Lahoud », écrit-il.
« Les efforts doivent certes se concentrer à présent sur l’élection d’un nouveau président de la République et éviter de laisser se prolonger la période de vacance du fait de l’humeur de certains individus qui mènent des aventures donquichottesques », ajoute-t-il, estimant que ces aventures, « loin d’atteindre le niveau du bonapartisme, ressemblent plutôt aux anciens coups d’État militaires dans les pays d’Amérique latine et à la “militarocratie” arabe ».
« Nous voulons un président consensuel modéré capable de rassembler les positions antinomiques, redonner aux Libanais un espoir dans leur pays et rétablir la prééminence de la Constitution et des institutions ».
Pour lui, « un tel président modéré est une garantie pour le pluralisme et le système démocratique, protégeant à la fois l’opposition et la majorité. Les questions litigieuses pourraient alors être débattues ultérieurement », souligne-t-il.
« J’appelle toutes les forces politiques à élargir et renforcer la marge libanaise dans l’échéance présidentielle. Il nous faut libaniser cette élection et choisir en tant que Libanais quelqu’un qui sera capable de faire entrer le pays dans une nouvelle phase de stabilité et de dialogue interne, unique moyen de régler les litiges », poursuit M. Joumblatt.
« Tout le monde doit prendre conscience de l’importance d’un consensus dans la question présidentielle, en conformité avec les règles et les constantes nationales », estime-t-il.
Tout en réaffirmant ses constantes, notamment sur la nécessité de confier à l’État le monopole de la décision de guerre et de paix, M. Joumblatt souligne de nouveau que les résolutions internationales « doivent être mises en œuvre par le dialogue, pas par la force ».
« Je m’adresse au Hezbollah et à son public afin qu’ils prennent conscience, quels que soient les liens doctrinaux du parti, de l’importance de protéger le pluralisme et la variété dans le système libanais », ajoute-t-il.
Le chef du PSP, Walid Joumblatt, se prononce clairement désormais pour un président « consensuel » et « modéré » capable de rassembler le pays et de réactiver la vie institutionnelle.
Ayant annulé sa conférence de presse prévue hier, M. Joumblatt se contente de sa tribune hebdomadaire dans l’organe du PSP, al-Anba’.
« Les forces du 14 Mars sont parvenues, par leur solidarité et leur cohésion, ainsi que par leur attachement à leurs constantes nationales de manière pacifique et démocratique, à enregistrer un nouvel acquis, à savoir le départ du palais de Baabda du dernier des symboles de l’ère de la tutelle, Émile Lahoud », écrit-il.
« Les efforts doivent certes se concentrer à présent sur l’élection d’un nouveau président de la République et éviter de laisser se prolonger la période de...
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