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Murr : Lahoud ne peut pas décréter l’état d’urgence

«La solution n’a pas encore mûri pour l’instant. Ce qu’il faut, c’est le soutien de ceux qui sont plus puissants que nous, c’est-à-dire les États et à leur tête la France. » C’est ce qu’a déclaré hier l’ancien vice-Premier ministre, Michel Murr, à l’issue de son entretien avec le médiateur français, Jean-Claude Cousseran. Selon M. Murr, le général Michel Aoun est un candidat consensuel dont le nom figure sur la liste du patriarche. Mais, a-t-il dit, « le problème ne se situe pas à ce niveau, mais au niveau de deux autres noms en dehors de ceux déjà proposés (Michel Eddé, Michel Khoury et Robert Ghanem). Le général est un candidat d’entente qui doit faire l’unanimité politique, ce qui est possible, avec l’aide de la communauté internationale toutefois. Or jusqu’à présent, le soutien international requis n’a pas eu lieu. On a alors évoqué d’autres noms dans l’espoir de parvenir à une nouvelle solution. Cette initiative a également buté sur des obstacles ». Prié de dire si le commandant en chef de l’armée et le gouverneur de la Banque du Liban font partie des nouvelles solutions proposées, il a répondu que cette issue est effectivement envisageable dans le cas où toutes les autres échoueraient. À la question de savoir si le chef de l’État, Émile Lahoud, peut recourir à des mesures concrètes à l’expiration de son mandat, M. Murr a affirmé : « Je conseille au président Lahoud de ne pas s’aventurer sur ce terrain problématique. Il terminera son mandat dans quelques jours. Il vaut mieux qu’il se retire pour finir ses jours en paix. » « Ce qui est rassurant, a-t-il ajouté, c’est que la sécurité est assurée par les forces de l’ordre et l’armée qui se sont répandues sur le terrain. Si un président n’était pas élu d’ici à vendredi, à ce moment-là, les responsables sécuritaires devraient prendre les mesures adéquates. » M. Murr a toutefois éludé la question de savoir si les pouvoirs du président passeront aux mains du Conseil des ministres au cas où l’élection n’aurait pas lieu, soulignant que cette « question soulève un débat constitutionnel qu’il n’y a pas lieu d’évoquer en ce moment ». À la question de savoir, enfin, si le chef de l’État a le droit de déclarer l’état d’urgence en cas de vacance à la première magistrature, M. Murr a répondu par la négative, affirmant que la Constitution ne lui accorde pas cette prérogative. « La déclaration de l’état d’urgence suppose l’accord des deux tiers du Conseil des ministres. Or, tant que le président ne reconnaît pas ce gouvernement, il ne peut déclarer l’état d’urgence. »
«La solution n’a pas encore mûri pour l’instant. Ce qu’il faut, c’est le soutien de ceux qui sont plus puissants que nous, c’est-à-dire les États et à leur tête la France. » C’est ce qu’a déclaré hier l’ancien vice-Premier ministre, Michel Murr, à l’issue de son entretien avec le médiateur français, Jean-Claude Cousseran.
Selon M. Murr, le général Michel Aoun est un candidat consensuel dont le nom figure sur la liste du patriarche. Mais, a-t-il dit, « le problème ne se situe pas à ce niveau, mais au niveau de deux autres noms en dehors de ceux déjà proposés (Michel Eddé, Michel Khoury et Robert Ghanem). Le général est un candidat d’entente qui doit faire l’unanimité politique, ce qui est possible, avec l’aide de la communauté internationale toutefois. Or jusqu’à présent, le soutien...