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Pétrole L’OPEP, toujours pas décidée à pomper plus, se soucie de l’environnement

L’OPEP restait plus que réticente à augmenter ses quotas de production hier à la veille du sommet de ses chefs d’État à Ryad, mais entendait y souligner la nécessité de développer les technologies de protection de l’environnement dans le secteur des hydrocarbures. Le sommet réunira aujourd’hui et demain dans la capitale saoudienne les chefs d’État des 12 pays membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, plus l’Équateur, qui réintégrera officiellement le cartel. Dans leur déclaration finale, les chefs d’État de l’OPEP devraient lancer un appel aux pays développés pour qu’ils développent la technologie de la séquestration de carbone et se prononcer en faveur de la création d’un fonds pour les pays pauvres. Les prix élevés du pétrole ne devraient pas être abordés frontalement, la question étant renvoyée à la réunion ministérielle de l’OPEP à Abou Dhabi le 5 décembre. Les prix de l’or noir, s’ils sont retombés par rapport à leurs sommets de la semaine dernière, restent très soutenus à Londres et à New York. Vers 14h15 GMT sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « light sweet crude » pour livraison en décembre gagnait 1,83 dollar à 95,26 dollars. « Nous avons assez d’approvisionnement (pétrolier) pour le moment », a toutefois réaffirmé hier le ministre algérien du Pétrole, Chakib Khelil. Il a estimé que les prix ne devraient pas continuer à monter et dépasser les 100 dollars mais devraient rester à leurs niveaux actuels jusqu’à la fin du 1er trimestre 2008. L’OPEP a revu en baisse jeudi ses prévisions de demande pétrolière mondiale pour 2008, tablant sur une baisse de la demande mondiale dans la foulée du ralentissement économique aux États-Unis. M. Khelil a lu à la presse les grandes lignes du communiqué final qui devait être finalisé hier soir et précisé qu’il s’articulerait autour de trois grands axes : « la stabilité à long terme du marché du pétrole », la nécessité de créer « un fonds OPEP pour le développement international », et un message à l’attention des pays industrialisés en faveur de la séquestration de dioxyde de carbone (CO2), technologie jugée prometteuse pour limiter l’accumulation de gaz à effet de serre. Le ministre vénézuélien du Pétrole Rafael Ramirez s’est toutefois montré moins rassurant que son homologue vénézuélien sur la question des prix du pétrole. Il a jugé que la récente flambée des prix a été provoquée par « la crise » géopolitique résultant des risques d’invasion turque en Irak et des tensions autour du programme nucléaire de Téhéran. « Nous avons dit depuis des années que le pétrole allait atteindre 100 dollars et il semble que cela va arriver bientôt », a-t-il prédit. La présence au sommet du président vénézuélien Hugo Chavez, partisan d’une politique « dure » sur les prix et d’une rhétorique antiaméricaine, et celle du président iranien Mahmoud Ahmadinejad donnent un ton hautement politique au sommet. Le secrétaire général de l’OPEP, Abdullah el-Badri, s’en est défendu jeudi, rappelant que « l’OPEP est une organisation non politique ». Mais il a été contredit par M. Ramirez qui a déclaré hier que « le fait que nous soyons là signifie que c’est un événement politique ». Hugo Chavez a été encore plus clair avant son départ pour Ryad, souhaitant que l’OPEP aille « au-delà du domaine purement énergétique » et se dote de « visées politiques et géopolitiques ». Caracas a notamment soutenu la réintégration de l’Équateur au sein du cartel, pour former un front avec ce deuxième membre latino-américain. M. Chavez a, par la même occasion, manifesté son soutien à Téhéran : « Nous sommes avec l’Iran et non, je ne crois pas que l’Iran fabrique la bombe atomique. L’Iran développe son énergie nucléaire à des fins pacifiques. »
L’OPEP restait plus que réticente à augmenter ses quotas de production hier à la veille du sommet de ses chefs d’État à Ryad, mais entendait y souligner la nécessité de développer les technologies de protection de l’environnement dans le secteur des hydrocarbures.
Le sommet réunira aujourd’hui et demain dans la capitale saoudienne les chefs d’État des 12 pays membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, plus l’Équateur, qui réintégrera officiellement le cartel.
Dans leur déclaration finale, les chefs d’État de l’OPEP devraient lancer un appel aux pays développés pour qu’ils développent la technologie de la séquestration de carbone et se prononcer en faveur de la création d’un fonds pour les pays pauvres.
Les prix élevés du pétrole ne devraient pas être abordés...