Les USA démunis face au risque d’un « cauchemar » nucléaire au Pakistan
le 15 novembre 2007 à 00h00
Les États-Unis seraient, selon des experts, virtuellement impuissants si des armes nucléaires pakistanaises venaient à tomber aux mains d’islamistes à la faveur de la crise politique au Pakistan. C’est pourquoi, selon eux, Washington n’a guère d’autre choix que de contribuer à résoudre cette crise et de maintenir ses liens privilégiés avec l’élite militaire pro-occidentale, que le général Pervez Musharraf reste au pouvoir ou non. « Il n’y a aucune bonne option militaire », selon Daniel Markey, ancien responsable du département d’État qui travaille aujourd’hui pour le centre de politique internationale Council of Foreign Relations. Le scénario d’une prise de pouvoir par les islamistes, obligeant les forces armées américaines à trouver et sécuriser les sites nucléaires pakistanais, serait « horrible », estime cet analyste, pour qui « être certain de les trouver est tout simplement irréaliste » en raison du manque de renseignements dont disposent les Américains. Éviter ce « scénario de cauchemar » suppose « de bonnes relations de travail » avec l’armée pakistanaise, mais « cela ne signifie pas que nous soutenons un dictateur », a-t-il déclaré à l’AFP. Si le gouvernement américain décide de laisser tomber Musharraf, alors il devra veiller à ne pas rompre les liens avec l’institution qu’il dirige. « C’est cet équilibre qui est difficile », estime-t-il. La réputation du Pakistan, seul pays musulman doté de l’arme nucléaire, a été ternie après l’aveu par le « père » de la bombe nucléaire pakistanaise, Abdul Qadeer Khan, qu’il avait vendu des informations secrètes à l’Iran, la Libye et la Corée du Nord. Toutefois, le porte-parole du Pentagone a assuré hier n’avoir « pas d’inquiétude » sur la sécurité de l’arsenal nucléaire au Pakistan, contrairement aux propos récents d’un général américain. Le directeur des opérations de l’état-major interarmées américain, le général Carter Ham, s’était dit « inquiet » mercredi dernier pour la sécurité de l’arme nucléaire détenue par le Pakistan. « Nous pensons que (ces armes nucléaires) font l’objet d’un contrôle approprié », a déclaré Geoff Morrell.
Les États-Unis seraient, selon des experts, virtuellement impuissants si des armes nucléaires pakistanaises venaient à tomber aux mains d’islamistes à la faveur de la crise politique au Pakistan. C’est pourquoi, selon eux, Washington n’a guère d’autre choix que de contribuer à résoudre cette crise et de maintenir ses liens privilégiés avec l’élite militaire pro-occidentale, que le général Pervez Musharraf reste au pouvoir ou non. « Il n’y a aucune bonne option militaire », selon Daniel Markey, ancien responsable du département d’État qui travaille aujourd’hui pour le centre de politique internationale Council of Foreign Relations. Le scénario d’une prise de pouvoir par les islamistes, obligeant les forces armées américaines à trouver et sécuriser les sites nucléaires pakistanais, serait « horrible...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.