Koweït
Dispute publique rare entre le Premier ministre et le chef du Parlement
le 05 novembre 2007 à 00h00
Le Premier ministre du Koweït, cheikh Nasser Mohammad al-Ahmad al-Sabah, s’en est pris samedi au chef du Parlement l’accusant de s’ingérer dans ses affaires, dans une rare critique publique. « Les différends politiques entre moi-même et le chef du Parlement (Jassem al-Khorafi) datent d’avant le remaniement du gouvernement » le 28 octobre, a dit cheikh Nasser dans des déclarations reproduites par l’agence officielle KUNA. « Depuis ma désignation pour former le premier cabinet (en 2006), il a tenté de me convaincre d’inclure certains noms dans le gouvernement mais j’ai refusé (...) Il a répété ses tentatives et j’ai toujours mis en avant mes prérogatives constitutionnelles », a-t-il ajouté. Ces critiques surviennent après des déclarations du chef du Parlement qui a fustigé la composition du dernier cabinet affirmant à la télévision al-Arabiya n’avoir « pas été consulté sur le remaniement » alors qu’il l’était dans le passé. « J’ai été informé de la liste après la formation du cabinet ». Cheikh Nasser, un neveu du chef de l’État Sabah al-Ahmad al-Sabah, a répliqué qu’il n’était pas « tenu de par la Constitution » d’informer le chef du Parlement avant de former son cabinet. Il a accusé M. Khorafi de chercher à « influencer les décisions du cabinet » et « d’outrepasser ses prérogatives ». Le Parlement et le gouvernement entretiennent des rapports difficiles en raison du rythme lent des réformes et du développement dans un pays qui a amassé des avoirs à l’étranger de plus de 200 milliards USD grâce à l’envolée des prix du brut.
Le Premier ministre du Koweït, cheikh Nasser Mohammad al-Ahmad al-Sabah, s’en est pris samedi au chef du Parlement l’accusant de s’ingérer dans ses affaires, dans une rare critique publique. « Les différends politiques entre moi-même et le chef du Parlement (Jassem al-Khorafi) datent d’avant le remaniement du gouvernement » le 28 octobre, a dit cheikh Nasser dans des déclarations reproduites par l’agence officielle KUNA. « Depuis ma désignation pour former le premier cabinet (en 2006), il a tenté de me convaincre d’inclure certains noms dans le gouvernement mais j’ai refusé (...) Il a répété ses tentatives et j’ai toujours mis en avant mes prérogatives constitutionnelles », a-t-il ajouté. Ces critiques surviennent après des déclarations du chef du Parlement qui a fustigé la composition du dernier...
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