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Le BN invite les députés aounistes « diplômés » à dire : « Assez ! »

Le Bloc national s’en est violemment pris hier au discours « démagogique » prononcé samedi dernier par le général Michel Aoun, et, sans nommer ce dernier, a invité implicitement les députés de son bloc détenteurs de hauts diplômes à lui dire : « Assez ! » « Le BN rappelle à l’intention du peuple libanais un certain nombre de vérités au sujet du système politique libanais. Il s’agit de notions élémentaires, mais c’est le discours d’un des principaux chefs politiques qui nous contraint d’y revenir de manière simplifiée », indique un communiqué publié à l’issue d’une réunion de son comité exécutif, sous la présidence du Amid Carlos Eddé. « Le système libanais est parlementaire et le peuple élit les députés ; le président de la République nomme le Premier ministre après des consultations contraignantes ; le chef de l’État et celui du gouvernement nomment les ministres ; c’est le Parlement élu du peuple qui donne ou retire sa confiance aux ministres et leur demande de rendre compte et non pas le peuple directement », souligne le communiqué. « Si nous disons cela, c’est pour démentir un discours démagogique dans lequel un des chefs politiques s’est demandé comment le peuple peut-il sanctionner des ministres qu’il n’a pas élus ? Il aurait mieux valu que ce chef appelle son allié le président de la Chambre à libérer celle-ci parce qu’est là que doit avoir lieu la sanction », ajoute le BN, dans une allusion aux propos du général Aoun mettant en cause la représentativité de certains ministres qu’il avait nommément cités. « Le moment n’est-il pas venu pour que cesse ce genre de discours mensonger ? N’est-il pas temps que certains députés détenteurs de hauts diplômes et alliés de ce leader disent : assez ! » s’interroge le BN. Sur un autre plan, le communiqué souligne que les Libanais « en ont assez des menaces du Hezbollah et des qualificatifs qu’il distribue ». « Comment le responsable des relations internationales au sein du Hezbollah, Nawaf Moussaoui, se permet-il d’attribuer aux autres les qualificatifs de “banditisme” et de “piraterie” ? C’est son parti qui squatte les biens de l’État. C’est lui qui dresse des tentes, entrave le gagne-pain des gens, boucle des régions et établit des périmètres de sécurité dans lesquels il impose ses propres lois et auxquels il interdit l’accès aux forces de sécurité. C’est lui qui édifie un État dans l’État, crée un réseau de télécommunications sur le territoire national, faisant fi des propriétés, et contrôle les côtes sur lesquelles il ramasse les dépouilles et s’abstient de les remettre à l’État. Le bandit, le pirate, ce n’est pas celui qui applique la Constitution et les lois et respecte les résolutions internationales », note le communiqué. « Les options des forces du 14 Mars n’ont jamais été militaires ou putschistes, mais reposent entièrement sur la Constitution et son interprétation, alors que celles des forces du 8 Mars ont toutes été de nature putschistes, qu’il s’agisse d’actes de subversion, de manifestations, de sit-in interminables ou bien de l’exploitation des assassinats de députés », souligne le BN, invitant « le peuple libanais à observer les actes et les paroles du 8 Mars qui incitent à la violence et au sabotage, et ceux du 14 Mars, qui se fondent sur un mode démocratique et défensif ». « Une interprétation de la Constitution ne saurait être confrontée que par une autre interprétation de la Constitution. Il ne sera répondu à tout recours à la violence que par une défense pacifique, et cela dans le but de préserver les acquis de la révolution du Cèdre et ne pas revenir au temps de la tutelle », affirme le communiqué. « Le BN est tout à fait conscient du déséquilibre existant entre le Hezbollah et les autres partis et courants de la société libanaise, du fait des armes en sa possession, ainsi que de technologies militaires de pointe, d’un réseau logistique complexe, de communications et d’instruments de surveillance. En dépit de cela, le BN ne peut que rester fidèle à lui-même en défendant les valeurs, les principes et le droit », poursuit le texte. « Tout discours incendiaire issu du Hezbollah prend une signification différente de tous les autres discours incendiaires, de quelque origine qu’ils soient, parce qu’il porte en lui la menace implicite d’un recours aux armes à l’intérieur », conclut le communiqué.
Le Bloc national s’en est violemment pris hier au discours « démagogique » prononcé samedi dernier par le général Michel Aoun, et, sans nommer ce dernier, a invité implicitement les députés de son bloc détenteurs de hauts diplômes à lui dire : « Assez ! »
« Le BN rappelle à l’intention du peuple libanais un certain nombre de vérités au sujet du système politique libanais. Il s’agit de notions élémentaires, mais c’est le discours d’un des principaux chefs politiques qui nous contraint d’y revenir de manière simplifiée », indique un communiqué publié à l’issue d’une réunion de son comité exécutif, sous la présidence du Amid Carlos Eddé.
« Le système libanais est parlementaire et le peuple élit les députés ; le président de la République nomme le Premier ministre après des...