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Le principal parti réformateur critique sévèrement la politique d’Ahmadinejad

Le Front de participation, principal parti réformateur iranien, a sévèrement critiqué la politique du président Mahmoud Ahmadinejad et mis en garde contre les dangers de l’isolement croissant de l’Iran sur la scène internationale, lors de son 10e congrès. En introduction, le secrétaire général du Front, Mohsen Mirdamadi, a dénoncé les risques de « nouvelles sanctions et d’actions encore plus dangereuses » qui pourraient résulter de « l’autoglorification et de décisions subites et soi-disant révolutionnaires » du président Ahmadinejad sur la scène internationale. Les dirigeants du Front ont également dénoncé les conséquences de la politique nucléaire du pays. « Nous devons accepter de suspendre provisoirement l’enrichissement d’uranium (...), le temps des négociations, pour éviter une aggravation de la situation », a déclaré à l’AFP un dirigeant du Front qui a requis l’anonymat. « Les États-Unis cherchent la confrontation à tout prix. La situation est grave », a déclaré M. Mirdamadi en marge du congrès. Dans son allocution, M. Mirdamadi a aussi critiqué les « discours et comportements irréfléchis qui donnent de l’Iran une image violente, effrayante et aventurière ». Il a estimé que les dirigeants n’avaient pas le droit de « sacrifier les intérêts du pays pour des questions qui ne sont pas prioritaires dans la politique étrangère » de l’Iran. Le président Ahmadinejad a affirmé à plusieurs reprises qu’Israël devait être « rayé de la carte » et mis en doute l’ampleur de l’Holocauste des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. M. Mirdamadi a, par ailleurs, critiqué « les pressions contre les activistes politiques et la censure » ainsi que les arrestations d’opposants « sous prétexte qu’ils veulent mener une révolution de velours » contre le régime islamique. Enfin, il a durement critiqué la politique économique du président Ahmadinejad, en particulier l’inflation qui a atteint les 16 %, une baisse de la croissance économique à environ 5,3 % et le développement du chômage qui touche trois millions de personnes alors que grâce aux revenus pétroliers sans précédent, le gouvernement a pu « injecter 120 milliards de dollars dans l’économie du pays » en deux ans, selon lui. Ce congrès, auquel participaient l’ex-président Mohammad Khatami et de nombreuses personnalités du camp réformateur, intervient à quelques mois des élections législatives, en mars. Les réformateurs tentent d’unifier leurs rangs et espèrent y faire un retour en force sur la scène politique.
Le Front de participation, principal parti réformateur iranien, a sévèrement critiqué la politique du président Mahmoud Ahmadinejad et mis en garde contre les dangers de l’isolement croissant de l’Iran sur la scène internationale, lors de son 10e congrès.
En introduction, le secrétaire général du Front, Mohsen Mirdamadi, a dénoncé les risques de « nouvelles sanctions et d’actions encore plus dangereuses » qui pourraient résulter de « l’autoglorification et de décisions subites et soi-disant révolutionnaires » du président Ahmadinejad sur la scène internationale.
Les dirigeants du Front ont également dénoncé les conséquences de la politique nucléaire du pays. « Nous devons accepter de suspendre provisoirement l’enrichissement d’uranium (...), le temps des négociations, pour éviter une aggravation...