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ÉCLAIRAGE L’heure du changement à la tête de l’ABL a-t-elle sonné ?

Les membres de l’Association des banques du Liban (ABL) sont appelés à élire un nouveau conseil d’administration le 14 novembre prochain. Invoquant l’instabilité politique, le président actuel de l’ABL, François Bassile, a avancé la date de l’élection des 12 membres du conseil, initialement prévue en décembre, afin qu’elle ait lieu avant la fin de l’échéance présidentielle. Toujours au nom du contexte politique, le PDG de la Byblos Bank a également proposé la reconduction du conseil actuel, en place depuis deux ans. Mais cette proposition est loin de faire l’unanimité au sein des 64 membres de l’association (banques d’investissement et privés incluses). Chef de file des opposants à une prorogation du mandat du conseil, (bien qu’il en fasse aujourd’hui partie), le PDG de la Bank of Beirut, Selim Sfeir, tient à injecter du « sang neuf » à la tête de l’ABL. D’abord il estime que la situation politique ne doit pas interférer dans l’organisation interne du secteur. Ensuite, pour lui, l’objet du changement biennal du conseil d’administration, tel que prévu dans les statuts de l’organisation, est d’assurer la représentativité de tous les membres en incluant à tour de rôle les différents représentants des établissements bancaires, qu’ils soient petits, moyens, grands, libanais, arabes ou internationaux. L’objectif est de ne laisser personne « sur la touche », selon les termes de M. Sfeir, qui se défend de mener une campagne contre la personne de M. Bassile et encore moins pour son propre compte. Son argument principal ressemble d’ailleurs étrangement à celui de M. Bassile en 1993, lorsqu’il a présenté la « liste de l’avenir et de la décision » aux élections de l’association. « Notre candidature repose sur notre conviction de la nécessité d’une coopération sérieuse et d’une harmonie totale entre tous les membres de l’association, nationaux, arabes, ou étrangers, pour faire face aux défis. Et ce à travers un dialogue démocratique et ouvert », lisait-on dans le communiqué publié le 3 novembre 1993.  Les temps ont changé, et c’est désormais au tour du PDG de la Bank of Beirut de réclamer ce dialogue démocratique, d’autant que certains petits établissements estiment que leurs intérêts ne sont pas défendus au mieux par un conseil dominé par les représentants des grandes banques. En attendant le 14 novembre, les tractations vont donc bon train entre MM. Sfeir et Bassile, sous les auspices du président de l’Association des industriels, Fadi Abboud. La rencontre décisive est prévue vers la fin de la semaine, au retour du président actuel des États-Unis (voir par ailleurs). Soit les deux hommes se mettent d’accord sur une liste consensuelle incluant des anciens et de nouveaux membres, soit ils s’affronteront jusqu’au bout dans le jeu démocratique en présentant chacun une liste. Les membres pourront alors pratiquer le panachage. S. A.
Les membres de l’Association des banques du Liban (ABL) sont appelés à élire un nouveau conseil d’administration le 14 novembre prochain.
Invoquant l’instabilité politique, le président actuel de l’ABL, François Bassile, a avancé la date de l’élection des 12 membres du conseil, initialement prévue en décembre, afin qu’elle ait lieu avant la fin de l’échéance présidentielle. Toujours au nom du contexte politique, le PDG de la Byblos Bank a également proposé la reconduction du conseil actuel, en place depuis deux ans. Mais cette proposition est loin de faire l’unanimité au sein des 64 membres de l’association (banques d’investissement et privés incluses).
Chef de file des opposants à une prorogation du mandat du conseil, (bien qu’il en fasse aujourd’hui partie), le PDG de la Bank of Beirut,...