L’Afrique du Sud a annoncé hier un XV inchangé pour la finale du Mondial au Stade de France, où les Springboks « joueront pour gagner, non pas pour éviter de perdre » contre l’Angleterre, l’erreur selon eux commise par l’Australie et la France.
L’entraîneur Jake White a dévoilé un XV identique au large vainqueur de l’Argentine en demi-finales (37-13). Le seul changement intervient sur le banc, où le 3e ligne Wikus Van Heerden retrouve la place qu’il avait en quarts, avant de la céder à Bobby Skinstad pour la demi-finale.
« Bobby était plus adapté au match contre l’Argentine », a expliqué White, soulignant que Van Heerden, plus proche du moule Schalk Burger, avait un impact plus approprié contre l’Angleterre qu’il a affrontée le 14 septembre dans le match de poule A survolé par les Boks (36-0).
Car ce XV sud-africain n’est pas le même que celui qui écrasa le XV de la Rose. Sur le papier il est meilleur, avec le poison défenseur et récupérateur Schalk Burger, alors suspendu, et le pilier CJ Van der Linde, désormais établi à droite de la mêlée, après le forfait définitif de BJ Botha.
Ne pas imiter l’Australie
et la France
La mêlée : seul îlot de satisfaction dans le naufrage anglais du 14 septembre, un secteur que le XV de la Rose « va cibler samedi », a prédit White. « Mais on peut les bloquer, ne vous inquiétez pas. Et il ne s’agira pas uniquement de cela. »
« N’oubliez pas la touche, la capacité de contre, la vitesse », a rappelé l’entraîneur, soulignant les secteurs d’excellence Springbok. Et résolu à ne pas commettre l’erreur de l’Australie en quarts (10-12) et de la France en demie (9-14), qui, faute de volume ou d’ambition, ont paru « jouer pour ne pas perdre ».
« Cela aide l’Angleterre, c’est sans doute ce qu’elle attend, et cela lui donne de la confiance, a déclaré White. Le secret, c’est d’entrer dans cette finale en jouant vraiment pour gagner, non pas éviter de perdre. » La capacité de transformation du jeu des Sud-Africains fut spectaculaire contre les Pumas (4 essais sur contres ou en-avant adverses), avec les ailiers Pietersen (4 essais depuis le début du Mondial) ou Habana (8 essais, record de Lomu de 1999 égalé).
On voit mal, tout de même, les Springboks se lancer dans une prise d’initiative échevelée. Avant une finale, il est « ridicule de changer quelque chose, d’intégrer, de créer des choses, a rappelé White. On travaille depuis quatre ans pour ça. Les joueurs savent ce qu’ils ont à faire ».
668 sélections
Pour cette deuxième finale de l’Afrique du Sud après le titre de 1995 contre la Nouvelle-Zélande (15-12 a.p.), les Springboks présentent leur XV le plus expérimenté jamais aligné, avec 668 sélections. Le précédent record (653) datait de samedi dernier, contre l’Argentine en demi-finales.
La vraie expérience, pourtant, a clamé White, est du côté des Anglais, « avec leurs joueurs déjà “passés par là”, qui ont déjà gagné un Mondial loin de leurs bases, en 2003 : les Robinson, Catt, Vickery, Corry, Dallaglio... C’est un immense avantage. Imaginez leur apport en réunions de préparation ».
L’expérience comparable côté Springbok reposera sur les épaules du pilier Os du Randt (1,90 m, 125 kg), seul survivant du titre de 1995, et qui, à 35 ans et 79 sélections, se retirera après la finale. Tandis que d’autres (Smit, Matfield), en s’exilant en Europe, se rendront non sélectionnables.
Un point d’interrogation mental plane au-dessus de ce groupe uni depuis cinq-six ans, plus jeune que les Anglais et qui n’a pas ce vécu du plus haut sommet. Malgré des titres en Mondial des moins de 21 ans (2002), en Tri-Nations (2004), en Super 14 (Bulls 2007).
« Tout ce qu’on a réalisé a été une préparation de la Coupe du monde. Quatre ans de travail, d’entraînement, de sacrifices, de découverte de l’autre... On n’a pas fait tout cela pour rien », a prévenu le capitaine John Smit.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’Afrique du Sud a annoncé hier un XV inchangé pour la finale du Mondial au Stade de France, où les Springboks « joueront pour gagner, non pas pour éviter de perdre » contre l’Angleterre, l’erreur selon eux commise par l’Australie et la France.
L’entraîneur Jake White a dévoilé un XV identique au large vainqueur de l’Argentine en demi-finales (37-13). Le seul changement intervient sur le banc, où le 3e ligne Wikus Van Heerden retrouve la place qu’il avait en quarts, avant de la céder à Bobby Skinstad pour la demi-finale.
« Bobby était plus adapté au match contre l’Argentine », a expliqué White, soulignant que Van Heerden, plus proche du moule Schalk Burger, avait un impact plus approprié contre l’Angleterre qu’il a affrontée le 14 septembre dans le match de poule A survolé par les Boks...