Raid israélien : Damas nie avoir reconnu
à l’ONU la thèse du site nucléaire
le 18 octobre 2007 à 00h00
La Syrie a démenti hier dans un communiqué transmis à l’AFP des propos prêtés à son ambassadeur aux Nations unies Bachar el-Jaafari, qui aurait implicitement reconnu, lors d’une réunion à New York, que le raid israélien sur son sol le 6 septembre avait visé un site nucléaire. Dans un document de presse de l’ONU, qui retranscrit au style indirect le contenu d’une réunion de comité tenue mardi au siège de l’organisation, les propos suivants sont prêtés au « représentant de la Syrie » : Israël « viole l’espace aérien d’autres nations, et il a entrepris des actions contre des installations nucléaires, y compris lors de l’attaque en Syrie le 6 juillet » (sic). « Un tel site (nucléaire) n’existe pas en Syrie », souligne dans son communiqué le ministère syrien des Affaires étrangères. « La Syrie a déjà éclairci cette question », ajoute le communiqué.
La nature du raid israélien en Syrie est officiellement inconnue : l’État hébreu a tout d’abord imposé un mutisme total, avant de signifier le 2 octobre avoir attaqué un « objectif militaire », sans plus de détails. La veille, le président Bachar el-Assad avait assuré que l’action menée par l’armée israélienne avait frappé un bâtiment militaire non utilisé.
Samedi dernier, le quotidien américain New York Times a, de son côté, affirmé qu’Israël avait visé un site soupçonné d’abriter un réacteur nucléaire en cours de construction, copié sur une centrale nord-coréenne. Citant des responsables américains et étrangers ayant eu accès à des rapports de services secrets, le journal a estimé que l’État hébreu avait mené le raid pour montrer sa détermination à désamorcer tout projet nucléaire dans un pays voisin.
La Syrie a démenti hier dans un communiqué transmis à l’AFP des propos prêtés à son ambassadeur aux Nations unies Bachar el-Jaafari, qui aurait implicitement reconnu, lors d’une réunion à New York, que le raid israélien sur son sol le 6 septembre avait visé un site nucléaire. Dans un document de presse de l’ONU, qui retranscrit au style indirect le contenu d’une réunion de comité tenue mardi au siège de l’organisation, les propos suivants sont prêtés au « représentant de la Syrie » : Israël « viole l’espace aérien d’autres nations, et il a entrepris des actions contre des installations nucléaires, y compris lors de l’attaque en Syrie le 6 juillet » (sic). « Un tel site (nucléaire) n’existe pas en Syrie », souligne dans son communiqué le ministère syrien des Affaires étrangères. « La Syrie...
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