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Actualités - Chronologie

La crise financière coûtera près d’un demi-point de croissance mondiale en 2008

Les turbulences sur les marchés financiers amputeront de près d’un demi-point de pourcentage la croissance mondiale, selon le Fonds monétaire international (FMI). « Les secousses financières qui se propagent depuis l’été mettent les marchés à l’épreuve », a résumé hier l’économiste en chef du FMI, Simon Johnson, dans une conférence de presse. « Des foyers d’incendie ont commencé à prendre sur le marché américain des prêts hypothécaires à risques, et le feu a bondi de façon surprenante, pour gagner d’autres zones », a-t-il rappelé. Aujourd’hui « la fumée ne s’est pas encore dissipée », a-t-il ajouté. Le FMI, qui publie ses « perspectives économiques mondiales » semestrielles, table désormais sur une expansion du produit intérieur brut mondial de 4,8 % en 2008. En juillet, il comptait encore sur 5,2 %. « Bien que la croissance mondiale soit restée vigoureuse au cours des derniers trimestres, les remous sur les marchés financiers ont assombri les perspectives », a expliqué le Fonds. Les révisions les plus marquées concernent les États-Unis, où la croissance devrait s’établir à 1,9 % en 2008, contre 2,8 % prévu initialement, notamment du fait de la crise de l’immobilier résidentiel qui reste « l’affaire principale », selon M. Johnson. Dans la zone euro, la croissance a été revue à 2,1 % pour 2008, soit 0,4 point de moins qu’en juillet, « en raison des effets retardés de l’appréciation de l’euro, des répercussions du ralentissement américain sur les échanges commerciaux et du durcissement des conditions de financement », selon le Fonds. Dans l’ensemble, les pays émergents continuent de jouer le rôle de locomotive de la croissance mondiale. « Cette année, nous prévoyons que la Chine et l’Inde seront les plus gros contributeurs à la croissance mondiale, mesurée en parité des pouvoirs d’achat (PPP) », a noté M. Johnson, soulignant que « c’est la première fois ». En Chine, l’expansion s’est encore accélérée en 2007, à 11,5 %, et malgré une révision en baisse d’un demi-point, le Fonds table sur 10 % de croissance en 2008. L’Inde devrait croître de 8,4 % l’année prochaine. Cette batterie de prévisions tient compte de plusieurs hypothèses. Il est notamment supposé que la Réserve fédérale américaine abaisse ses taux d’intérêt de 0,50 point de pourcentage d’ici à la fin de l’année, et que la BCE et la Banque du Japon s’abstiennent de relever leurs taux jusqu’à la fin 2007. Le FMI a assorti ses prévisions de jugements tranchés sur les valeurs respectives des grandes monnaies. « Le dollar reste surévalué par rapport aux paramètres fondamentaux à moyen terme », a notamment répété le Fonds, et l’euro « reste dans une fourchette qui correspond plus ou moins aux paramètres fondamentaux à moyen terme ». Le Fonds juge aussi la livre sterling surévaluée et le yen sous-évalué. De manière inhabituellement directe, l’organisation recommande aux banques centrales de prendre leurs responsabilités, conseillant à la Fed de réduire davantage ses taux et à la BCE de bouger, à court terme, mais de se tenir prête à resserrer sa politique monétaire.
Les turbulences sur les marchés financiers amputeront de près d’un demi-point de pourcentage la croissance mondiale, selon le Fonds monétaire international (FMI). « Les secousses financières qui se propagent depuis l’été mettent les marchés à l’épreuve », a résumé hier l’économiste en chef du FMI, Simon Johnson, dans une conférence de presse.
« Des foyers d’incendie ont commencé à prendre sur le marché américain des prêts hypothécaires à risques, et le feu a bondi de façon surprenante, pour gagner d’autres zones », a-t-il rappelé. Aujourd’hui « la fumée ne s’est pas encore dissipée », a-t-il ajouté. Le FMI, qui publie ses « perspectives économiques mondiales » semestrielles, table désormais sur une expansion du produit intérieur brut mondial de 4,8 % en 2008. En juillet, il comptait...