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Actualités - Chronologie

Assad : « Pas de stabilité dans un proche avenir au Liban »

Pour le président syrien Bachar el-Assad, le Liban ne connaîtra pas de stabilité dans un proche avenir. M. Assad, qui s’exprimait dans le cadre d’une interview accordée au quotidien tunisien ach-chourouq, s’en est violemment pris à la majorité, sans la nommer, lui reprochant ses relations avec l’étranger qui portent préjudice au Liban et à ses rapports avec la Syrie. « Il est évident que les relations bilatérales ne sont pas au beau fixe, et cela sur plusieurs aspects, dont le plus important relève de la division des Libanais. Les divisions au Liban ne sont pas un phénomène nouveau. Il y a eu toujours dans ce pays des forces attachées à l’arabité du Liban, et d’autres qui (...) ont lié leur destinée à l’Occident et qui mettent leur pays en danger en le rendant tributaire des conflits régionaux. Ces conflits ne vont pas être réglés de sitôt, ce qui veut dire que le Liban ne connaîtra pas de stabilité dans un proche avenir », a-t-il déclaré, estimant que « le Liban a connu une stabilité après l’accord de Taëf lorsqu’il a choisi la voie arabe et la résistance contre Israël ». « Le jour ou il a renié ce choix, il a de nouveau connu l’instabilité », a ajouté le président Assad. « D’un autre côté, a-t-il enchaîné, nous avons notre propre position vis-à-vis de toute force qui choisit le camp israélien et qui accepte d’être l’otage de l’Occident. On ne peut pas construire une relation syro-libanaise avec des parties qui ne croient pas au Liban. Or, hélas, les forces qui contrôlent le pouvoir, ou du moins la plupart d’entre elles, font partie de ce camp. Nous espérons que cette question pourra être résolue par la voie constitutionnelle durant les prochains mois. Dans ce cas, les relations entre les deux pays peuvent revenir à leur état normal. » Après avoir rejeté les accusations américaines d’ingérence au Liban, M. Assad a reproché aux forces du 14 Mars de ne pas cacher leurs liens avec des forces étrangères. « Elles évoquent clairement leur penchant pour l’Occident. Elles disent clairement qu’elles obéissent à un agenda extérieur et qu’elles misent sur les plans occidentaux dont l’objectif est de frapper la Résistance, la Syrie et l’Iran. » En réponse à une question, le président syrien a balayé toutes les craintes au sujet de la Résistance, estimant que celle-ci « était devenue plus forte lorsque le Liban était divisé, en dépit de la présence de forces pro-israéliennes dans le pays ». « C’était durant la seconde moitié des années 80. On avait à l’époque essayé en vain de frapper la Résistance. (...) La force de la Résistance réside dans son assise populaire. La Résistance a été adoptée par le peuple libanais et tout le peuple arabe, et c’est ce qui la rend inébranlable. Nous l’avons constaté l’année dernière lors de l’agression israélienne contre le Liban », a conclu le chef de l’État syrien.
Pour le président syrien Bachar el-Assad, le Liban ne connaîtra pas de stabilité dans un proche avenir. M. Assad, qui s’exprimait dans le cadre d’une interview accordée au quotidien tunisien ach-chourouq, s’en est violemment pris à la majorité, sans la nommer, lui reprochant ses relations avec l’étranger qui portent préjudice au Liban et à ses rapports avec la Syrie.
« Il est évident que les relations bilatérales ne sont pas au beau fixe, et cela sur plusieurs aspects, dont le plus important relève de la division des Libanais. Les divisions au Liban ne sont pas un phénomène nouveau. Il y a eu toujours dans ce pays des forces attachées à l’arabité du Liban, et d’autres qui (...) ont lié leur destinée à l’Occident et qui mettent leur pays en danger en le rendant tributaire des conflits régionaux. Ces...