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Bush mobilise son administration contre une reconnaissance américaine du génocide arménien

Le président américain, George W. Bush, a mobilisé hier tout son gouvernement contre un texte du Congrès US qui reconnaîtrait le génocide arménien au début du XXe siècle et qui, selon l’administration, menace l’alliance stratégique avec la Turquie et la mission en Irak. L’adoption de ce texte – sur lequel le Congrès US devait se pencher hier – « causerait un tort considérable à nos relations avec un allié crucial au sein de l’OTAN et dans la guerre mondiale contre le terrorisme », a dit M. Bush. Deux de ses principaux ministres, la secrétaire d’État Condoleezza Rice et le secrétaire à la Défense Robert Gates, ont été plus explicites sur un sujet ultrasensible pour le gouvernement turc : si le Congrès US, où les adversaires démocrates de M. Bush sont majoritaires, approuvait ce texte, les opérations en Irak risqueraient d’être sévèrement affectées par les possibles représailles diplomatiques turques. M. Gates a clairement indiqué que ces mesures de rétorsion étaient probables. En particulier, les facilités de ravitaillement de la mission irakienne seraient compromises, ont dit les deux ministres. Ils ont évoqué ouvertement les pressions exercées par les généraux américains. L’Administration US a assuré qu’il ne s’agissait pas d’ignorer les « souffrances tragiques » endurées par les Arméniens. Elle a souligné qu’il existait d’autres manières de régler ce litige majeur entre l’Arménie et la Turquie. Le projet du Congrès US n’apporte pas « la réponse qui convient à ces massacres historiques », a dit M. Bush. Mme Rice l’a jugé « très problématique » et « très déstabilisateur » pour les menées américaines en Irak, en Afghanistan et dans toute la région, où la Turquie apporte un soutien « essentiel ». En cas d’adoption, le gouvernement se désolidariserait du Congrès US, a menacé le porte-parole du département d’État, Sean McCormack. Il a cependant reconnu « ne pouvoir dire » si la Turquie comprendrait qu’un vote du Congrès US ne signifierait pas un changement de la politique étrangère américaine.
Le président américain, George W. Bush, a mobilisé hier tout son gouvernement contre un texte du Congrès US qui reconnaîtrait le génocide arménien au début du XXe siècle et qui, selon l’administration, menace l’alliance stratégique avec la Turquie et la mission en Irak. L’adoption de ce texte – sur lequel le Congrès US devait se pencher hier – « causerait un tort considérable à nos relations avec un allié crucial au sein de l’OTAN et dans la guerre mondiale contre le terrorisme », a dit M. Bush. Deux de ses principaux ministres, la secrétaire d’État Condoleezza Rice et le secrétaire à la Défense Robert Gates, ont été plus explicites sur un sujet ultrasensible pour le gouvernement turc : si le Congrès US, où les adversaires démocrates de M. Bush sont majoritaires, approuvait ce texte, les...