Rechercher
Rechercher

Actualités

Le Hezbollah se déchaîne contre la campagne d’une majorité « hystérique »

«Hystérique. » C’est ce terme qu’a utilisé le ministre démissionnaire de l’Énergie et de l’Eau Mohammad Fneich pour qualifier la majorité après les réactions du 14 Mars qui ont suivi le discours, vendredi dernier, de Hassan Nasrallah. Condamnant la campagne « d’insultes et de calomnies », ainsi que « l’impolitesse » et le caractère « illogique » des répliques face au « calme » et à « l’objectivité » dont a fait preuve, selon lui, le patron du Hezbollah dans ses propos, le ministre Fneich a estimé que les réactions de la majorité « la dénoncent aux yeux de l’opinion publique », s’en prenant particulièrement, sans le nommer, au chef du PSP, Walid Joumblatt. Il a en outre accusé la majorité de bafouer l’accord de Taëf, en acceptant l’absence de toute une communauté au sein du gouvernement et en appelant à l’élection du président de la République à la moitié plus un des voix. Même son de cloche pour le chef du bloc parlementaire du Hezb, Mohammad Raad, ainsi que l’un de ses colistiers, Hussein Hajj Hassan. Pour le premier, l’élection à la majorité simple est « une invention américaine » et un président qui ne serait pas consensuel « ne garantira pas l’unité nationale ». Et d’ajouter : « Nous espérons et nous faisons tout afin de mobiliser toutes nos capacités et tous les moyens de dialoguer dans un seul but : nous mettre d’accord avec eux (les pôles de la majorité) pour que le Liban, dans une dynamique de partenariat, ne soit pas amené à appliquer les résolutions du Congrès américain. L’occasion qui nous est offerte est sérieuse ; l’opposition a fait une proposition raisonnable, sauf que l’arrogance et l’obstination ne sont pas constructives, pire, elles jettent le trouble dans la rue », a estimé Mohammad Raad, se demandant qui peut bien avoir intérêt à semer la discorde entre les Libanais. Quant à Hussein Hajj Hassan, il a déclaré que dans les réactions du 14 Mars, il y avait « beaucoup de calomnies » et des références à des propos que Hassan Nasrallah « n’a pas tenus ». Pour lui, « certains poussent vers le conflit et essaient de servir les intérêts américains, alors que l’opposition exhorte jusqu’au bout à l’entente ». Et faisant assumer à « une partie de l’équipe du 14 Février » la responsabilité « de ce qui pourrait arriver au Liban », le député de Baalbeck a critiqué Walid Joumblatt (pour ce que Waël Bou Faour avait dit de Bkerké il y a une dizaine de jours sur les deux projets politiques diamétralement opposés au Liban) et Saad Hariri (qui a affirmé sa détermination, à partir de Washington, à ce que le prochain chef de l’État soit issu du 14 Mars). Enfin, le responsable du Hezb pour le Liban-Sud, Nabil Kaouk, s’est étonné comment le Premier ministre Fouad Siniora « peut innocenter Israël des crimes terroristes » commis au Liban, estimant que « si la Résistance avait été vaincue en juillet dernier, ils auraient pu faire arriver (à Baabda) un président issu du 14 Février, installé sur un tank israélien ».
«Hystérique. » C’est ce terme qu’a utilisé le ministre démissionnaire de l’Énergie et de l’Eau Mohammad Fneich pour qualifier la majorité après les réactions du 14 Mars qui ont suivi le discours, vendredi dernier, de Hassan Nasrallah. Condamnant la campagne « d’insultes et de calomnies », ainsi que « l’impolitesse » et le caractère « illogique » des répliques face au « calme » et à « l’objectivité » dont a fait preuve, selon lui, le patron du Hezbollah dans ses propos, le ministre Fneich a estimé que les réactions de la majorité « la dénoncent aux yeux de l’opinion publique », s’en prenant particulièrement, sans le nommer, au chef du PSP, Walid Joumblatt. Il a en outre accusé la majorité de bafouer l’accord de Taëf, en acceptant l’absence de toute une communauté au sein...