Un repas commun d’après-match sans excès puis un décrassage hier matin sur un terrain du centre de formation de Liverpool : après son exploit historique à Anfield Road mercredi soir (1-0), l’OM s’est rapidement recentré sur sa rude réalité du championnat, avant un déplacement délicat à Saint-Étienne demain.
Retour sur une soirée riche, en émotion comme en enseignements provisoires.
Une soirée pour l’histoire. L’OM patientait déjà dans le vestibule de l’histoire à Anfield, puisqu’il était le seul club français à ne jamais y avoir perdu.
Au vu des déroutes parfois enregistrées par ses compatriotes – dont la dernière en date par Toulouse 4-0 en septembre – la chose était déjà remarquable.
La qualité du match livré mercredi n’est d’ailleurs pas sans rappeler celle de mars 2004 où, déjà décroché en championnat, l’OM avait arraché le nul grâce au combat de Didier Drogba et aux arrêts de Fabien Barthez (1-1) en 8e de finale de la Coupe de l’UEFA. Cette fois, le verrou Red a fini par sauter.
Valbuena, le match de sa vie. Il avait déjà été une sorte de sauveur la saison dernière, en inscrivant le but de la victoire à Saint-Étienne lors de la 37e journée, ouvrant définitivement la voie à une qualification en Ligue des champions. Recruté l’été 2006 à Libourne/Saint-Seurin (alors promu de National en L2), où il jouait après avoir été recalé par Bordeaux dont il avait fréquenté le centre de formation, il a livré un match énorme mercredi.
Dans tous les coups d’attaque, en permanence au pressing pour couper les trajectoires anglaises, il a pallié sans ciller l’absence de Cissé, remplaçant en raison d’une périostite.
Une option de choix pour Gerets et un but sublime à la clé.
La discipline, rien que la discipline... Le mot était dans toutes les bouches marseillaises d’après-match.
Extraits : « Le coach nous a apporté beaucoup de rigueur. Le travail paie .» (Ziani) « Le coach a su trouver les mots pour recadrer et nous faire travailler. » (Cana) « Nous n’avons pas eu beaucoup de temps, mais cela a suffi pour nous réorganiser. » (Valbuena) « On a respecté les consignes. » (Niang)
C’est à se demander quelle idée se faisaient ces joueurs des exigences du haut niveau et du professionnalisme avant l’arrivée de Gerets... La Commanderie, centre d’entraînement, n’était-elle à leurs yeux qu’un centre de loisirs ?
Limogé la semaine dernière, Albert Emon a dû se pincer devant sa télévision, au vu de la consistance du spectacle offert par ceux qui clamaient encore haut et fort voici quelques jours tout leur attachement à son égard. Que ne l’ont-ils démontré plus tôt...
Le discours de Gerets. Si les joueurs n’ont eu de cesse d’évoquer la discipline, c’est aussi parce que le nouveau coach belge a su imposer ses vues rapidement, avec les mots qu’il faut.
Ainsi recadrés et conscients que la désobéissance aux consignes serait constitutive « d’une grave faute professionnelle » selon l’expression même de Gerets, ils n’avaient guère loisir de flâner en route.
Résultat : des lignes resserrées, des ballons conquis haut et vite et donc des espaces à exploiter.
Conséquence : deux grosses occasions et un but chez la meilleure défense du championnat anglais.
Question immédiate : combien de temps cela va-t-il durer ?
Saint-Étienne, l’autre test. Habitué dans le passé à briller en Europe et lambiner dans les affaires intérieures, l’OM jouera gros demain à Saint-Étienne lors de la 10e journée. Au-delà du défi physique, après les forces laissées à Anfield, c’est bien évidemment sur sa capacité à se reconstruire et à marcher droit que sera jugée cette équipe fantasque.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Un repas commun d’après-match sans excès puis un décrassage hier matin sur un terrain du centre de formation de Liverpool : après son exploit historique à Anfield Road mercredi soir (1-0), l’OM s’est rapidement recentré sur sa rude réalité du championnat, avant un déplacement délicat à Saint-Étienne demain.
Retour sur une soirée riche, en émotion comme en enseignements provisoires.
Une soirée pour l’histoire. L’OM patientait déjà dans le vestibule de l’histoire à Anfield, puisqu’il était le seul club français à ne jamais y avoir perdu.
Au vu des déroutes parfois enregistrées par ses compatriotes – dont la dernière en date par Toulouse 4-0 en septembre – la chose était déjà remarquable.
La qualité du match livré mercredi n’est d’ailleurs pas sans rappeler celle de mars 2004 où,...