L’Iran fait « tout » en Irak, devenu son « territoire d’exercice », déclare Kouchner
le 05 octobre 2007 à 00h00
Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner s’est livré hier devant la presse diplomatique à un exercice qu’il affectionne : le « parler vrai » sur les sujets les plus sensibles, de l’Iran à Mugabe en passant par le Darfour et son propre avenir politique.
Revenant sur ses propos controversés sur l’Iran, il a déclaré qu’« on pouvait se cacher derrière les mots » mais que « quand on évoque le bombardement sur un pays, en gros, ça s’appelle la guerre ». M. Kouchner a proposé plusieurs alternatives : « On peut dire “kinetic action” », a-t-il dit, en référence à un terme utilisé par le président américain George W. Bush. « On peut dire aussi : conflit de haute intensité. On peut dire également : l’acmé de la crise », a déclaré M. Kouchner.
Il a par ailleurs affirmé que l’Iran fait « tout » en Irak, « aussi bien l’aide aux milices chiites que l’aide aux milices sunnites » et même « le déclenchement des conflits interchiites ». « Ce n’est pas la peine d’aller en Irak pour savoir que c’est un territoire d’exercice pour l’Iran, rêvé », a assuré le ministre en soulignant que « tout ça est manipulé : argent, hommes, milices, armes ».
M. Kouchner s’est aussi penché sur son propre avenir de ministre d’ouverture socialiste au sein d’un gouvernement de droite, en se demandant s’il serait encore là pour la présidence française de l’UE au second semestre 2008. « On ne sait jamais, je ne serai peut-être pas encore viré », a-t-il dit, au détour d’une phrase, avant de conclure : « Je suis toujours sur les mêmes positions, ce qui d’ailleurs ravit le président. Sinon, il me renverrait immédiatement. »
Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner s’est livré hier devant la presse diplomatique à un exercice qu’il affectionne : le « parler vrai » sur les sujets les plus sensibles, de l’Iran à Mugabe en passant par le Darfour et son propre avenir politique.
Revenant sur ses propos controversés sur l’Iran, il a déclaré qu’« on pouvait se cacher derrière les mots » mais que « quand on évoque le bombardement sur un pays, en gros, ça s’appelle la guerre ». M. Kouchner a proposé plusieurs alternatives : « On peut dire “kinetic action” », a-t-il dit, en référence à un terme utilisé par le président américain George W. Bush. « On peut dire aussi : conflit de haute intensité. On peut dire également : l’acmé de la crise », a déclaré M. Kouchner.
Il a par ailleurs affirmé que...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.