Harb : « Un président faible constituera un danger pour le Liban »
le 01 octobre 2007 à 00h00
Le député Boutros Harb, candidat à la présidentielle, s’est attardé hier sur les caractéristiques du futur président, considérant qu’« un président faible et inexpérimenté sera un danger pour le Liban ». Devant des délégations populaires venues de Beyrouth et du Nord pour soutenir sa candidature, M. Harb a considéré que « si nous restons en conflit entre nous et si nous décidons de faire un deal autour d’une personnalité politique qui ne sera pas porteuse d’un projet d’entente et de construction de l’État, et sur laquelle nous serions tombés d’accord simplement en raison de notre incapacité à nous entendre sur une personne réellement qualifiée pour la présidence, (…) il y aura alors danger pour le Liban ».
Le député a réitéré sa position favorable, depuis la première heure, à l’initiative lancée par le président du Parlement, Nabih Berry, en vue de régler la crise. En réponse à une question, il a estimé que « les rencontres qui ont lieu actuellement, et qui sont fructueuses selon mes informations, se poursuivent avec le président Berry ». Il ajoute : « Si ça continue comme cela, le Liban aura un président consensuel jouissant d’une grande majorité le 23 octobre. » Il a par ailleurs réitéré qu’il était prêt à se retirer de la bataille en faveur de l’autre candidat du 14 Mars, l’ancien député Nassib Lahoud, si tel était le choix de ce rassemblement politique, démentant sur un ton ironique les présumés « conflits » entre les deux candidats.
M. Harb a par ailleurs longuement abordé le sujet des armes du Hezbollah. « Ce sujet se prête à une solution nationale que nous aurions trouvée entre nous, dans le contexte d’un État ayant étendu sa souveraineté sur tout son territoire, et détenant le monopole des armes, a-t-il dit. Je crois en notre capacité à nous entendre sur ce sujet, et je pense qu’il est très important que le prochain président ait l’expérience et le savoir nécessaires pour traiter de tels dossiers épineux. » Il a considéré que « ce que notre collègue Mohammad Raad a exposé sur le sujet est à mon avis une demande justifiée ». Il a cependant estimé qu’il ne fallait pas « faire peser sur le futur président des conditions et des conditions contraires. Quand on demande à libérer le président de la tutelle ou de la volonté étrangères, il ne faudrait pas accepter qu’il fasse des deals sous la table avec quelque partie que ce soit ».
M. Harb a enfin trouvé que la position exprimée récemment par le député Michel Aoun, lui aussi candidat, sur sa volonté de mener cette campagne démocratiquement et d’être présent le jour de l’élection, était positive. « Cela veut dire en substance que ce qui se disait sur (la volonté de ne pas assurer) le quorum n’est plus de mise », soulignant que « l’option de l’entente reste essentielle puisqu’elle nous permettra d’éviter la confrontation ».
Le député Boutros Harb, candidat à la présidentielle, s’est attardé hier sur les caractéristiques du futur président, considérant qu’« un président faible et inexpérimenté sera un danger pour le Liban ». Devant des délégations populaires venues de Beyrouth et du Nord pour soutenir sa candidature, M. Harb a considéré que « si nous restons en conflit entre nous et si nous décidons de faire un deal autour d’une personnalité politique qui ne sera pas porteuse d’un projet d’entente et de construction de l’État, et sur laquelle nous serions tombés d’accord simplement en raison de notre incapacité à nous entendre sur une personne réellement qualifiée pour la présidence, (…) il y aura alors danger pour le Liban ».
Le député a réitéré sa position favorable, depuis la première heure, à...
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