Les responsables toujours rassurants
La crise financière s’étend
sur fond d’images rappelant 1929
le 18 septembre 2007 à 00h00
La crise financière provoquée par les difficultés du marché hypothécaire américain s’étend, les files d’épargnants venus retirer leurs économies de la banque britannique Northern Rock évoquant des scènes de 1929, même si les autorités se veulent rassurantes.
Dernière victime en date de la crise des « subprimes », les prêts hypothécaires à risque aux États-Unis, Northern Rock a dû faire appel la semaine dernière à la Banque d’Angleterre pour éviter la faillite.
Paniqués, ses clients ont encore afflué hier aux guichets de cet établissement spécialisé dans les prêts immobiliers : ils ont retiré deux milliards de livres (3 milliards d’euros) depuis jeudi.
Des images qui rappellent la crise argentine de la fin 2001 et les prémices de celle de 1929.
Face à ce tableau, les autorités multiplient les déclarations rassurantes : « Nous voyons déjà de modestes réductions des tensions dans certains marchés », a affirmé hier à Paris le secrétaire au Trésor américain Henry Paulson.
S’il a admis que la crise allait « durer un certain temps », il a souligné qu’elle survenait « sur fond d’économie mondiale solide ». En Grande-Bretagne, le ministre des Finances Alistair Darling a reconnu que la crise immobilière américaine « aura un effet » sur l’économie britannique, mais a jugé que cette dernière restait « forte ».
Voix dissonante, l’ex-président de la Banque centrale américaine (Fed), Alan Greenspan, a plutôt ravivé les angoisses des investisseurs en prédisant hier dans le Financial Times que la baisse des prix immobiliers aux États-Unis serait « plus importante que ce que la plupart des gens attendent ».
Au cours d’une interview accordée hier à la chaîne de télévision CNBC il s’est également déclaré préoccupé par la crise, mais il a estimé que son impact sur l’économie mondiale était incertain : « Je ne sais pas, mais je dirais que c’est une question critique », a-t-il affirmé.
Les économistes relativisent toutefois l’hypothèse d’une récession généralisée. « Le scénario le plus raisonnable est celui où la crise immobilière aux États-Unis ralentit l’économie mondiale, mais est loin de la plonger dans une récession », juge Patrick Artus, chef économiste de Natixis.
Tous les yeux se tournent à présent vers la Réserve fédérale américaine. Elle pourrait décider aujourd’hui d’abaisser son taux directeur, actuellement à 5,25 %, pour donner de l’air à l’économie américaine.
La crise financière provoquée par les difficultés du marché hypothécaire américain s’étend, les files d’épargnants venus retirer leurs économies de la banque britannique Northern Rock évoquant des scènes de 1929, même si les autorités se veulent rassurantes.
Dernière victime en date de la crise des « subprimes », les prêts hypothécaires à risque aux États-Unis, Northern Rock a dû faire appel la semaine dernière à la Banque d’Angleterre pour éviter la faillite.
Paniqués, ses clients ont encore afflué hier aux guichets de cet établissement spécialisé dans les prêts immobiliers : ils ont retiré deux milliards de livres (3 milliards d’euros) depuis jeudi.
Des images qui rappellent la crise argentine de la fin 2001 et les prémices de celle de 1929.
Face à ce tableau, les autorités multiplient...
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