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Actualités - Opinion

Clowns à cloner

C’est un peu comme l’arlésienne de l’implantation. Chaque quelque temps, un glandu nous en rebat les oreilles en poussant des cris d’orfraie, pendant que les vacanciers palestiniens du Liban s’apprêtent à enjamber allègrement les deux tiers de siècle de leur auguste présence. Faudra peut-être une conférence officielle avec distribution de passeports et de petits fours pour que les neuneus réalisent que le greffon a bien pris et qu’il est devenu irréversible. On a les neurones qu’on peut… Place maintenant à la nouvelle sérénade des « deux présidents/deux gouvernements ». Le concept a été inventé par le Victorieux divin qui en assure le rythme, tout en sirotant son thé calfeutré au fond de sa grotte. Mise en musique par le Prolongé du Château, la chansonnette a aussitôt été cooptée par son camarade de régiment perché à Rabieh, qui en a composé les paroles vu que maintenant il ne traverse plus son verger sans faire une conférence de presse. Ces deux-là ont certes quitté la Grande Muette, mais qu’est-ce qu’ils sont devenus bavards depuis… Il n’en fallait pas plus pour que Sa Seigneurie Siniora en avale son rictus oblique et s’en aille quêter instructions auprès de son barbichu voyageur. Lequel, soit dit en passant, nous honore régulièrement d’une petite escale maison entre deux tours opérateurs à travers l’Europe et une halte de courtoisie auprès des chevriers pétroliers. Le pays n’étant plus à une expérience près, on ne voit d’ailleurs pas pourquoi on ne dédoublerait pas les andouilles des hautes sphères de la politique. Avec deux gouvernements, les Libanais auraient ainsi deux fois plus de rigolos à se mettre sous la dent. Surtout si le pognon est judicieusement réparti sur la nouvelle ménagerie. Avec une moitié de salaire à chaque clone de ministre, les pignons du pouvoir se la ramèneraient moins devant les caméras, et le Trésor public, déjà décavé, n’en souffrirait pas. Enfin, cerise sur ce gâteau gâté, il ne resterait plus qu’à démantibuler la présidence de la République. Au lieu d’un seul chef de l’État bêtement consensuel, on s’en paierait deux : un con, et l’autre sensuel… Gaby NASR
C’est un peu comme l’arlésienne de l’implantation. Chaque quelque temps, un glandu nous en rebat les oreilles en poussant des cris d’orfraie, pendant que les vacanciers palestiniens du Liban s’apprêtent à enjamber allègrement les deux tiers de siècle de leur auguste présence. Faudra peut-être une conférence officielle avec distribution de passeports et de petits fours pour que les neuneus réalisent que le greffon a bien pris et qu’il est devenu irréversible. On a les neurones qu’on peut…
Place maintenant à la nouvelle sérénade des « deux présidents/deux gouvernements ». Le concept a été inventé par le Victorieux divin qui en assure le rythme, tout en sirotant son thé calfeutré au fond de sa grotte. Mise en musique par le Prolongé du Château, la chansonnette a aussitôt été cooptée par son...