Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a demandé aux « ennemis » qui s’opposent à son programme nucléaire de « s’écarter du chemin de l’Iran et de renoncer à leurs idées diaboliques » pour éviter d’aller en enfer, ont rapporté hier les médias iraniens.
Il a affirmé que les « pays européens commencent à modifier leurs positions, mais malheureusement un ou deux pays (...) refusent d’accepter que l’Iran maîtrise désormais la technologie nucléaire ». Les États-Unis, avec la France et la Grande-Bretagne, estiment nécessaires de nouvelles sanctions de l’ONU contre l’Iran s’il ne suspend pas son enrichissement d’uranium. « Les pays oppresseurs ont même menacé l’Iran d’attaque militaire (...) mais Dieu est du côté des gens bienveillants », a ajouté M. Ahmadinejad. « Malheureusement, certains pays font la course pour aller en enfer (en refusant de reconnaître le droit de l’Iran), mais nous sommes tristes et pour le bien de leur peuple, nous résistons », a-t-il dit. M. Ahmadinejad a répété que l’Iran ne « reculera jamais » sur son programme nucléaire, malgré les résolutions du Conseil de sécurité qui ont exigé une suspension du programme d’enrichissement d’uranium iranien.
« Aujourd’hui, notre dossier (nucléaire) est examiné à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et la République islamique coopère avec cette agence que certains pays oppresseurs (États-Unis et leurs alliés occidentaux) ont essayé d’instrumentaliser sans succès », a ajouté le président iranien.
Pour sa part, le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a répété que l’Iran ne cherchait pas à fabriquer l’arme atomique. « Bien que le peuple iranien ne possède pas l’arme atomique et ne cherche pas à acquérir cette arme mortelle, c’est un peuple respecté car sa grandeur est basée sur ses croyances et sa volonté », a déclaré le numéro un iranien en recevant les chefs des gardiens de la révolution, l’armée idéologique du régime.
De son côté, le directeur général de l’AIEA devrait dire aux pays sceptiques, lors d’une réunion du Conseil des gouverneurs qui s’ouvre aujourd’hui à Vienne, qu’il faut encourager les promesses de transparence de l’Iran dans le domaine du nucléaire. La réunion doit se pencher sur l’accord de coopération négocié le mois dernier entre l’Iran et les négociateurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique. Aussi Mohammad el-Baradeï, le directeur général de l’AIEA, devrait-il s’employer à partir d’aujourd’hui à présenter cet accord comme une étape importante sur la voie d’un règlement de la crise du nucléaire iranien, et non comme un recul.
Enfin, le gouvernement iranien a annoncé hier que l’Iran et la Russie discutaient toujours pour trouver un accord sur la date de l’achèvement de la centrale nucléaire de Bouchehr, confirmant ainsi des propos de responsables russes. « Les discussions se poursuivent à propos de Bouchehr et tant qu’elles n’auront pas abouti, nous ne pouvons pas dire précisément la date de l’achèvement de la centrale », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Mohammad Ali Hosseini. « Il faut attendre la fin des négociations, mais l’important est la volonté des Russes d’achever la centrale », a-t-il ajouté.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a demandé aux « ennemis » qui s’opposent à son programme nucléaire de « s’écarter du chemin de l’Iran et de renoncer à leurs idées diaboliques » pour éviter d’aller en enfer, ont rapporté hier les médias iraniens.
Il a affirmé que les « pays européens commencent à modifier leurs positions, mais malheureusement un ou deux pays (...) refusent d’accepter que l’Iran maîtrise désormais la technologie nucléaire ». Les États-Unis, avec la France et la Grande-Bretagne, estiment nécessaires de nouvelles sanctions de l’ONU contre l’Iran s’il ne suspend pas son enrichissement d’uranium. « Les pays oppresseurs ont même menacé l’Iran d’attaque militaire (...) mais Dieu est du côté des gens bienveillants », a ajouté M. Ahmadinejad....