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Actualités - Chronologie

Inflation Nouvelles craintes d’une hausse du prix du pain libanais

Les minotiers ont réduit hier leurs livraisons de farine subventionnée destinée à la fabrication du pain libanais après avoir reçu une lettre de l’Office des grains et de la betterave sucrière fixant la quantité allouée à chaque boulanger. Désormais, toute quantité supérieure à celle fixée par l’office à chaque boulanger se paie au prix du marché. En raison de l’envolée des prix internationaux, le ministre de l’Économie et du Commerce, Sami Haddad, avait décidé il y a quelques semaines de subventionner le blé, mais uniquement celui destiné à la fabrication du pain libanais à raison de 100 dollars la tonne pour une quantité de 15 000 tonnes par mois, soit près de 40 % de la quantité totale de blé importé mensuellement au Liban. Cette mesure devait permettre de stabiliser le prix du paquet de pain libanais de 1 120 grammes à 1 500 livres libanaises. Mais cette décision n’était pas pour contenter les minotiers et les boulangers qui estiment que la quantité subventionnée est nettement inférieure à celle utilisée pour la fabrication du pain libanais. Pour M. Zouhair Berro, président de l’Association des consommateurs, le problème n’est pas situé au niveau de la quantité, mais à celui du mécanisme mis en place par le gouvernement, qui « ne permet pas de vérifier si la quantité de farine subventionné livrée aux boulangers est totalement dédiée à la fabrication du pain et non pas à d’autres produits ». Le second problème réside en ce que la décision du ministre a été prise alors que le prix de la tonne de blé n’était que de 310 dollars. Les 100 dollars de subvention étaient suffisants pour maintenir le prix de la tonne de farine livrée aux boulangers à 480 000 livres. Or, depuis, le prix international du blé a grimpé à 370 dollars la tonne. Ce qui veut dire que la subvention accordée par l’État n’est plus en mesure de maintenir le prix du paquet de pain à 1 500 livres, même si la quantité décidée par le ministre correspondait à la réalité. Contacté par L’Orient-Le Jour, le président de la Fédération des syndicats des boulangers, Kassem Ibrahim, a déclaré que certains minotiers aujourd’hui font payer entre 570 000 et 630 000 livres libanaises la tonne de farine aux boulangers, ajoutant que « si cela continue, nous n’avons d’autre choix que de répercuter cette hausse sur le prix du pain ». La situation n’est donc pas prête à être résolue. Jusqu’à présent, le ministère de l’Économie et du Commerce n’a acheté que 25 000 tonnes de blé (une quantité qui ne devrait pas suffire plus d’un mois) à 338,58 dollars la tonne, alors que le prix international du blé ne cesse de progresser. En outre, la moisson locale de blé, estimée à 70 000 tonnes, a été vendue sur le marché avant d’être récupérée par l’État. Il est certain que la hausse du prix de la farine va être répercutée sur les pâtisseries et les viennoiseries. Quant au prix du pain libanais, même s’il est officiellement fixé par l’État, il risque lui aussi d’être revu à la hausse. Des sources affirment d’ailleurs que certaines boulangeries ont déjà réduit le poids du paquet de pain.

Les minotiers ont réduit hier leurs livraisons de farine subventionnée destinée à la fabrication du pain libanais après avoir reçu une lettre de l’Office des grains et de la betterave sucrière fixant la quantité allouée à chaque boulanger. Désormais, toute quantité supérieure à celle fixée par l’office à chaque boulanger se paie au prix du marché.
En raison de l’envolée des prix internationaux, le ministre de l’Économie et du Commerce, Sami Haddad, avait décidé il y a quelques semaines de subventionner le blé, mais uniquement celui destiné à la fabrication du pain libanais à raison de 100 dollars la tonne pour une quantité de 15 000 tonnes par mois, soit près de 40 % de la quantité totale de blé importé mensuellement au Liban. Cette mesure devait permettre de stabiliser le prix du paquet de pain...