Chypre
La rencontre Papadopoulos-Talat
débouche sur de maigres résultats
le 06 septembre 2007 à 00h00
La rencontre entre les dirigeants chypriotes grec et turc, hier à Nicosie, a débouché sur un maigre engagement de poursuivre le dialogue pour remettre sur les rails une initiative de l’ONU sur la réunification de l’île, après plus d’un an d’immobilisme. Le président de la République de Chypre, Tassos Papadopoulos, et le dirigeant de l’entité chypriote turque, Mehmet Ali Talat, se sont réunis pendant trois heures et demie dans la zone tampon sous contrôle de l’ONU qui sépare les communautés grecque et turque. Cette rencontre, la première depuis plus d’un an, s’est déroulée « dans une atmosphère constructive », a indiqué le chef de la mission de l’ONU (Unficyp), Michael Moeller, à la fin de la réunion.
Les deux dirigeants avaient toutefois l’air tendu en entrant dans le bâtiment de l’ONU et ont refusé de répondre aux questions des journalistes à l’issue de leurs entretiens. Ils ont « accepté de poursuivre leurs contacts à travers l’ONU et de se rencontrer une nouvelle fois au moment opportun », a ajouté sans donner de date M. Moeller, dans un bref communiqué aux mots pesés. Ils se sont « accordés sur la nécessité de démarrer au plus tôt le processus (de négociations) et ont discuté d’autres questions menant à une solution globale », a-t-il conclu. Il n’a pas précisé si ce processus porterait sur les négociations globales de réunification voulues par les Chypriotes-turcs ou sur la mise en œuvre de l’accord cadre conclu lors de la dernière rencontre entre les deux hommes, le 8 juillet 2006.
Cet accord, resté lettre morte, vise à négocier progressivement sur des sujets précis, sur le principe d’une fédération bizonale et bicommunautaire dans cette île de la Méditerranée, divisée depuis 33 ans. À son retour au palais présidentiel, M. Papadopoulos a déclaré qu’il n’était pas parvenu à un accord avec M. Talat sur cette question. « M. Talat souhaitait s’écarter de l’accord (du 8 juillet) », a dit le président chypriote-grec, dont le pays est membre de l’Union européenne depuis 2004. Il a affirmé que tout écart du processus préliminaire entamé « n’accélérerait pas les choses, mais mènerait rapidement à une impasse ». L’immobilisme actuel relance les craintes que la seule solution à la question chypriote soit la division permanente de l’île.
La rencontre entre les dirigeants chypriotes grec et turc, hier à Nicosie, a débouché sur un maigre engagement de poursuivre le dialogue pour remettre sur les rails une initiative de l’ONU sur la réunification de l’île, après plus d’un an d’immobilisme. Le président de la République de Chypre, Tassos Papadopoulos, et le dirigeant de l’entité chypriote turque, Mehmet Ali Talat, se sont réunis pendant trois heures et demie dans la zone tampon sous contrôle de l’ONU qui sépare les communautés grecque et turque. Cette rencontre, la première depuis plus d’un an, s’est déroulée « dans une atmosphère constructive », a indiqué le chef de la mission de l’ONU (Unficyp), Michael Moeller, à la fin de la réunion.
Les deux dirigeants avaient toutefois l’air tendu en entrant dans le bâtiment de l’ONU et...
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