Afrique du Sud
La ministre de la Santé,
attaquée tous azimuts, s’accroche
le 25 août 2007 à 00h00
Accusée d’incompétence, d’alcoolisme et de vol, sous le feu des critiques depuis deux semaines, la ministre de la Santé sud-africaine s’accroche à son poste avec le soutien tacite du président Thabo Mbeki. Le limogeage de son ajointe, Nozizwe Madlala-Routledge, le 9 août, avait donné le coup d’envoi à une première salve de reproches. De nombreux commentateurs avaient pris parti pour la populaire vice-ministre contre Manto Tshabalala-Msimang, vilipendée de longue date par les associations de lutte contre le sida pour sa réticence à distribuer les médicaments antirétroviraux. Ce n’est pas la première fois que Mme Tshabalala-Msimang se retrouve clouée au pilori. Ses propos sur les vertus des légumes pour freiner la progression du sida chez les séropositifs lui avaient déjà valu le sobriquet de « Dr Betterave » et de premiers appels à démissionner.
Face à cette nouvelle attaque, le pouvoir a serré les rangs. Le Congrès national africain (ANC, au pouvoir) a déploré « l’assassinat d’une réputation », le gouvernement a évoqué des articles « déplaisants », et la Ligue des femmes de l’ANC a estimé que les médias s’étaient conduits de manière « immorale et non éthique ». Fort de ces soutiens, Manto Tshabalala-Msimang a refusé de se retirer : « Je ne vais pas démissionner, parce que je ne comprends pas pourquoi je devrais le faire », a-t-elle lancé.
Accusée d’incompétence, d’alcoolisme et de vol, sous le feu des critiques depuis deux semaines, la ministre de la Santé sud-africaine s’accroche à son poste avec le soutien tacite du président Thabo Mbeki. Le limogeage de son ajointe, Nozizwe Madlala-Routledge, le 9 août, avait donné le coup d’envoi à une première salve de reproches. De nombreux commentateurs avaient pris parti pour la populaire vice-ministre contre Manto Tshabalala-Msimang, vilipendée de longue date par les associations de lutte contre le sida pour sa réticence à distribuer les médicaments antirétroviraux. Ce n’est pas la première fois que Mme Tshabalala-Msimang se retrouve clouée au pilori. Ses propos sur les vertus des légumes pour freiner la progression du sida chez les séropositifs lui avaient déjà valu le sobriquet de « Dr Betterave...
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