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Actualités - Chronologie

L’Iran met en garde les banques allemandes qui se sont retirées du pays

Les banques allemandes qui se sont retirées récemment d’Iran sous la pression des États-Unis pourraient bien ne pas pouvoir y revenir, a averti hier le vice-gouverneur de la Banque centrale iranienne, Mohammad Jafar Mojarad, dans une interview. « Nous ne sommes pas heureux de la décision des banques », explique-t-il dans les pages du quotidien Financial Times Deutschland, alors que Dresdner Bank a annoncé en début de semaine qu’elle se retirait du marché iranien, emboîtant le pas à Deutsche Bank et Commerbank. « Il n’y a pas de garantie qu’elles puissent revenir en des temps meilleurs », avertit-il. « Nos relations économiques reposent sur la confiance, et il est très difficile de rétablir cette confiance une fois qu’elle a été mise à mal », poursuit le banquier central. Pour lui, cette décision pourrait être très préjudiciable pour les banques, alors que l’Iran connaît un fort développement économique. « Je conseille à nos amis de ne pas abandonner les affaires à la concurrence », ajoute-t-il. Plusieurs établissements bancaires européens ont décidé d’arrêter leurs activités partiellement ou totalement sur le marché iranien, comme les instituts suisses Crédit Suisse et UBS. Les États-Unis font pression sur les établissements financiers mondiaux pour qu’ils abandonnent leurs activités avec l’Iran, face à son refus de suspendre ses activités nucléaires sensibles. Cette politique commence d’ailleurs à porter ses fruits, selon le gouvernement américain. Téhéran, qui commence à ressentir des difficultés à financer des projets pétroliers, a répliqué récemment avec l’adoption, par la Banque centrale iranienne, d’un projet de directive qui permettrait aux banques étrangères d’ouvrir des agences dans le pays et de prendre des parts dans les banques iraniennes.
Les banques allemandes qui se sont retirées récemment d’Iran sous la pression des États-Unis pourraient bien ne pas pouvoir y revenir, a averti hier le vice-gouverneur de la Banque centrale iranienne, Mohammad Jafar Mojarad, dans une interview.
« Nous ne sommes pas heureux de la décision des banques », explique-t-il dans les pages du quotidien Financial Times Deutschland, alors que Dresdner Bank a annoncé en début de semaine qu’elle se retirait du marché iranien, emboîtant le pas à Deutsche Bank et Commerbank.
« Il n’y a pas de garantie qu’elles puissent revenir en des temps meilleurs », avertit-il. « Nos relations économiques reposent sur la confiance, et il est très difficile de rétablir cette confiance une fois qu’elle a été mise à mal », poursuit le banquier central.
Pour lui, cette décision...