Rechercher
Rechercher

Actualités

Timor Le nouveau Premier ministre Xanana Gusmao fait vœu d’unité

L’ex-président du Timor-Oriental et héros de l’indépendance, Xanana Gusmao, a prêté serment hier comme nouveau Premier ministre aspirant à unifier un pays déstabilisé par des violences, la pauvreté et le chômage. « Je jure devant Dieu, devant le peuple et sur mon honneur de remplir avec loyauté les fonctions qui m’ont été attribuées », a-t-il dit dans son discours d’investiture prononcé en portugais au palais de la présidence à Dili, sous haute sécurité. « Je respecterai la Constitution et les lois et je consacrerai mon énergie à la défense et à la consolidation de l’indépendance et de l’unité nationale », a-t-il promis deux jours après sa désignation par le chef de l’État Jose Ramos-Horta. « Ce mandat démontre clairement la volonté de changement exprimée par les Timorais », a-t-il poursuivi. Les membres du Front révolutionnaire du Timor-Oriental indépendant (Fretilin), le parti majoritaire d’inspiration marxiste hostile au choix de M. Gusmao, ont boycotté la cérémonie. La veille, les forces de sécurité avaient dû repousser à coups de gaz lacrymogènes une centaine de jeunes sympathisants du Fretilin qui jetaient des pierres et brûlaient des pneus près de l’aéroport. Depuis les législatives du 30 juin dernier, la jeune nation était enferrée dans un blocage institutionnel lié à une divergence d’interprétation juridique. La Constitution prévoit que le Premier ministre « est désigné par le parti ayant recueilli le plus de votes ou par l’alliance de partis avec la majorité parlementaire ». Le Congrès national pour la reconstruction du Timor (CNRT), créé par l’ex-président (2002-2006) Gusmao, a réalisé une alliance avec trois autres partis minoritaires pour rassembler la majorité des 65 parlementaires et former un gouvernement de coalition. Mais le Fretilin, qui a incarné la lutte contre l’occupation indonésienne (1975-1999), a refusé d’admettre cette hypothèse assurant qu’il ne pouvait être écarté après être arrivé en tête des législatives avec près de 30 % des suffrages. L’élection début mai du prix Nobel de la paix Jose Ramos-Horta à la tête du pays avait laissé espérer une fin des troubles dans cette ancienne colonie portugaise occupée par l’Indonésie de 1975 à 1999 et indépendante depuis 2002. La jeune nation de moins d’un million d’habitants aux confins du Sud-Est asiatique est déstabilisée depuis un an par des violences chroniques qui ont nécessité l’intervention de forces étrangères, en partie sous mandat des Nations unies. Des groupes autonomes (gangs de jeunes, groupes d’arts martiaux etc.) ont été largement responsables de cette instabilité qui a fait 37 morts et provoqué le déplacement de quelque 150 000 personnes. Environ 100 000 habitants, soit près de 10 % de la population, vivent toujours dans des camps de réfugiés.

L’ex-président du Timor-Oriental et héros de l’indépendance, Xanana Gusmao, a prêté serment hier comme nouveau Premier ministre aspirant à unifier un pays déstabilisé par des violences, la pauvreté et le chômage. « Je jure devant Dieu, devant le peuple et sur mon honneur de remplir avec loyauté les fonctions qui m’ont été attribuées », a-t-il dit dans son discours d’investiture prononcé en portugais au palais de la présidence à Dili, sous haute sécurité. « Je respecterai la Constitution et les lois et je consacrerai mon énergie à la défense et à la consolidation de l’indépendance et de l’unité nationale », a-t-il promis deux jours après sa désignation par le chef de l’État Jose Ramos-Horta. « Ce mandat démontre clairement la volonté de changement exprimée par les Timorais », a-t-il...