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Raid américain contre Sadr City, en plein pèlerinage chiite

L’armée américaine a lancé hier un raid aérien contre Sadr City, quartier chiite de Bagdad, alors que des milliers de fidèles chiites affluent dans la capitale pour un pèlerinage à la mémoire d’un de leurs imams persécutés. Le raid américain aurait fait trente terroristes présumés, soupçonnés par les Américains d’appartenir à des milices chiites soutenues par l’Iran, et installées près du bastion du dirigeant radical chiite Moqtada Sadr, situé au nord-ouest de la capitale. Selon des familles, au moins onze personnes, dont trois enfants et quatre femmes, ont été tuées au cours de cette opération. Mais l’armée a indiqué que si des civils étaient présents au moment de l’opération aérienne, les personnes tuées étaient des « terroristes » ou des « hommes armés ». Aucun civil ne serait détenu ou blessé, selon les informations dont elle dispose. Les hélicoptères et avions de guerre avaient été appelés après que les soldats irakiens et américains eurent arrêté douze membres présumés de ces milices. Elles sont accusées par Washington de détenir des explosifs et des armes en provenance d’Iran dont des armes de type EFP, capables de transpercer des blindages qui ont tué des centaines de soldats américains en Irak. Les Américains les soupçonnent en outre d’envoyer des militants irakiens en Iran pour y être entraînés. Téhéran a toujours démenti ces accusations. Ce raid intervient alors qu’un pèlerinage chiite a débuté dans la ville sous la vigilance des services de sécurité qui redoutent des attentats perpétrés par des extrémistes sunnites. Les autorités ont pris des mesures de sécurité exceptionnelles pour éviter que les incidents et débordements des années passées ne se reproduisent. L’an passé, au moins sept personnes avaient été tuées dans des explosions et fusillades en traversant les quartiers sunnites de la capitale pour se rendre au mausolée situé sur la rive ouest du Tigre. En août 2005, au moins 965 pèlerins étaient morts noyés, étouffés ou piétinés dans une bousculade sur le pont al-Aïmah, provoquée par des rumeurs sur la présence d’extrémistes se préparant à commettre des attentats-suicide. Depuis hier matin 05h00, la circulation en voiture, à moto ou à vélo est interdite à Bagdad, et ce jusqu’à samedi matin. Le port d’arme est également interdit tandis que les forces irakiennes sont déployées le long du parcours des pèlerins qui doivent se recueillir sur la tombe de l’imam Moussa al-Kadhim, septième des douze imams chiites, dans le quartier de Kadhimiyah. Les risques n’ont pas empêché des milliers de pèlerins – souvent habillés en noir – d’affluer vers le mausolée de l’imam, mort à Bagdad en 799 après avoir été empoisonné en prison.

L’armée américaine a lancé hier un raid aérien contre Sadr City, quartier chiite de Bagdad, alors que des milliers de fidèles chiites affluent dans la capitale pour un pèlerinage à la mémoire d’un de leurs imams persécutés.
Le raid américain aurait fait trente terroristes présumés, soupçonnés par les Américains d’appartenir à des milices chiites soutenues par l’Iran, et installées près du bastion du dirigeant radical chiite Moqtada Sadr, situé au nord-ouest de la capitale. Selon des familles, au moins onze personnes, dont trois enfants et quatre femmes, ont été tuées au cours de cette opération. Mais l’armée a indiqué que si des civils étaient présents au moment de l’opération aérienne, les personnes tuées étaient des « terroristes » ou des « hommes armés ». Aucun civil ne serait...