Les barrages en Cisjordanie sont une
« punition collective », dénonce B’Tselem
le 08 août 2007 à 00h00
L’organisation israélienne de défense des droits de l’homme B’Tselem a accusé, hier, les autorités israéliennes en Cisjordanie occupée de se servir des barrages routiers comme d’une « punition collective » à l’encontre des Palestiniens, sous le motif d’assurer la sécurité. Dans un rapport publié par l’ONG, il apparaît que l’armée israélienne a mis en place 43 barrages fixes et 455 autres obstructions de routes en Cisjordanie, où 312 kilomètres de route sont partiellement ou totalement interdits aux Palestiniens. « Les autorités israéliennes ont transformé le droit élémentaire à circuler librement en un privilège qu’Israël accorde quand il lui convient », affirme le rapport. « Si les restrictions de mouvement ont été imposées à l’origine pour des motifs sécuritaires, elles ont d’autres objectifs à présent, notamment la création d’un réseau routier stérile, c’est-à-dire sans Palestiniens, pour l’usage des colons et autres Israéliens », poursuit le rapport. L’organisation réclame la « levée de tous les barrages fixes et autres restrictions de mouvement en Cisjordanie », quitte à renforcer les contrôles aux passages vers Israël et en Israël même, en vue d’empêcher des attentats. Elle dénonce la poursuite de la colonisation, la jugeant une « entreprise illégale », et propose qu’en attendant de démanteler les implantations, Israël « restreigne la liberté de circulation des colons pour leur propre sécurité au lieu de limiter celle des Palestiniens ». En réponse, le ministère israélien de la Justice a affirmé que ces accusations étaient « sans fondement » et souligné, dans un communiqué, que les barrages ont permis ces dernières années « d’empêcher des milliers d’attaques terroristes ». Le ministère reconnaît que le « déploiement des barrages est une cause de tracas » pour les Palestiniens, mais estime que le dommage est modéré compte tenu de leur efficacité sécuritaire.
L’organisation israélienne de défense des droits de l’homme B’Tselem a accusé, hier, les autorités israéliennes en Cisjordanie occupée de se servir des barrages routiers comme d’une « punition collective » à l’encontre des Palestiniens, sous le motif d’assurer la sécurité. Dans un rapport publié par l’ONG, il apparaît que l’armée israélienne a mis en place 43 barrages fixes et 455 autres obstructions de routes en Cisjordanie, où 312 kilomètres de route sont partiellement ou totalement interdits aux Palestiniens. « Les autorités israéliennes ont transformé le droit élémentaire à circuler librement en un privilège qu’Israël accorde quand il lui convient », affirme le rapport. « Si les restrictions de mouvement ont été imposées à l’origine pour des motifs sécuritaires, elles ont...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.