Rechercher
Rechercher

Actualités

« Le secteur est délaissé par l’État », déplore Mohammad Schéhadé

Mohammad Schéhadé est issu d’une famille qui élève des truites depuis plus de 25 ans. Il tient avec son frère Kayed le restaurant et le club de rafting qui abrite aussi un élevage de truites. « Mes parents ont toutefois laissé tomber cette activité pour une certaine période et se sont tournés vers l’agriculture, espérant une meilleure rentabilité, raconte-t-il. Mais ils ont été déçus et ils ont vite repris leur activité d’antan. » Toutefois, la situation ne se présentait pas sous un meilleur jour. « Le secteur rencontre en fait de nombreux problèmes, le plus important étant l’indifférence du gouvernement, déplore Mohammad. Nous ne pouvons pas compter sur son aide pour exporter notre marchandise. On se limite donc à une saison de production par an, au moment où l’on peut facilement en avoir trois ou quatre. La région est en général délaissée, ainsi que le secteur. Le gouvernement ne nous apporte rien. » « Nous sommes ambitieux et nous voulons travailler, poursuit-il, mais nous nous heurtons à l’indifférence de l’État. En fait, quatre mois après l’inondation qui m’a détruit 30 tonnes de truites, nous n’avons pas encore reçu des indemnisations. Nous avons beaucoup misé sur l’été 2006, mais la guerre a tout gâché. Et cet été ne se présente pas sous un meilleur jour. Vous savez, j’ai la possibilité de partir, mais je ne le ferai pas. Je suis attaché au pays. » Comment pense-t-il pouvoir survivre lorsque le projet de l’ICU s’achèvera ? « Nous retomberons dans le même cercle vicieux, répond-il. C’est-à-dire que nous allons, mon frère et moi, nous endetter pour assurer les œufs de poisson et les aliments. Nous ferons de notre mieux pour essuyer nos pertes. Actuellement, nous vendons le kilo de truite en gros à 2 700 LL, au moment où nous devrons le faire à 4 000 LL. Mais le problème, je le répète, est dans l’indifférence du gouvernement. Tout ce que nous demandons, c’est qu’il nous aide à écouler la marchandise, d’autant qu’il n’existe pas d’activités économiques alternatives dans la région. »
Mohammad Schéhadé est issu d’une famille qui élève des truites depuis plus de 25 ans. Il tient avec son frère Kayed le restaurant et le club de rafting qui abrite aussi un élevage de truites. « Mes parents ont toutefois laissé tomber cette activité pour une certaine période et se sont tournés vers l’agriculture, espérant une meilleure rentabilité, raconte-t-il. Mais ils ont été déçus et ils ont vite repris leur activité d’antan. » Toutefois, la situation ne se présentait pas sous un meilleur jour. « Le secteur rencontre en fait de nombreux problèmes, le plus important étant l’indifférence du gouvernement, déplore Mohammad. Nous ne pouvons pas compter sur son aide pour exporter notre marchandise. On se limite donc à une saison de production par an, au moment où l’on peut facilement en avoir trois ou...