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Nantes : Waldemar Kita, l’ancien opticien, veut imposer sa vision

Déjà intéressé par Nantes (relégué en 2e div.) en 1998, l’homme d’affaires Waldemar Kita, ex-roi de l’optique, qui sera officiellement intronisé président à l’issue d’un conseil d’administration, a fini par obtenir un club qu’il entend marquer de son empreinte, quitte à tout chambouler. « Le patron, ce sera lui », annonce même d’emblée un de ses proches. Les techniciens nantais doivent donc s’attendre à un marquage serré et à une présence assidue sur les pelouses voire dans le vestiaire de ce Franco-Polonais, qui vient juste de revendre sa société de cosmétiques Cornéal. La cession du 4e groupe européen du secteur à l’américain Allergan, créateur du Botox, lui aurait personnellement rapporté 145 millions d’euros... Arrivé en France à Grenoble à l’âge de 16 ans, cet opticien de formation de 53 ans, sportif émérite et qui possède un diplôme d’entraîneur de football, a fait du chemin depuis ses débuts. D’abord simple représentant, il bascule ensuite dans la recherche sur les lentilles de contact avant de se lancer, en 1986, sur les conseils de médecins, dans la création de son entreprise qui va vite prospérer. Déjà recalé en 1998 pour l’achat du FC Nantes car il propose de s’engager en son nom propre, il file alors en Suisse, où le FC Lausanne se montre moins regardant et lui offre la présidence jusqu’en 2001. Ardoise à Lausanne « Trois belles années » plus tard, il laisse en héritage au club le premier centre de formation du pays, une qualification en Coupe de l’UEFA et deux coupes nationales. Mais il « offre » également à l’équipe helvétique une ardoise de deux millions d’euros suivie d’une rétrogradation historique un an après son départ. « La réalité de la gestion Kita, c’était des transferts à gogo, et un entourage aux allures de faune mafieuse », attaque même Yves Martin, président d’un groupe de supporteurs de Lausanne, interrogé par le quotidien français La Croix. « Les résultats ont servi d’écran de fumée. » Plus dithyrambique, son entourage vante « un bosseur fidèle en amitié qui aime se marrer avec ses ouvriers ». Sa garde rapprochée est notamment composée de son conseiller sportif Claude Robin (directeur sportif de l’époque suisse), du superviseur marseillais Christian Larièpe ou du journaliste français Pascal Praud, qui « faisait sa com » du temps de Cornéal. Tout ou partie de ce cercle pourrait ainsi se retrouver prochainement dans le nouvel organigramme canari. Car on prête à l’ancien homme d’affaires, reputé pour être un hyperactif, la tentation de vouloir, une nouvelle fois pour le club, tout changer. « Ambition, culture maison mais aussi rénovation », serait d’ailleurs le credo de cet entrepreneur qui alterne entre Bruxelles et Paris. Waldemar Kita ne boit pas, ne fume pas, mais continue encore de taper dans un ballon ou une balle de tennis quand il ne court pas. Absent de la Beaujoire pour l’éclatant succès contre Reims (5-0) lundi en ouverture du championnat de 2e div., Kita a prévu de se racheter dès aujourd’hui en se rendant à Châteauroux. Et accessoirement y confirmer dans ses fonctions l’entraîneur Michel Der Zakarian, qui a failli être le premier entraîneur viré après une victoire 5-0 et qui pourrait finalement être l’unique rescapé de l’équipe dirigeante actuelle.
Déjà intéressé par Nantes (relégué en 2e div.) en 1998, l’homme d’affaires Waldemar Kita, ex-roi de l’optique, qui sera officiellement intronisé président à l’issue d’un conseil d’administration, a fini par obtenir un club qu’il entend marquer de son empreinte, quitte à tout chambouler.
« Le patron, ce sera lui », annonce même d’emblée un de ses proches. Les techniciens nantais doivent donc s’attendre à un marquage serré et à une présence assidue sur les pelouses voire dans le vestiaire de ce Franco-Polonais, qui vient juste de revendre sa société de cosmétiques Cornéal.
La cession du 4e groupe européen du secteur à l’américain Allergan, créateur du Botox, lui aurait personnellement rapporté 145 millions d’euros...
Arrivé en France à Grenoble à l’âge de 16 ans, cet opticien de...