Le milieu de Lyon, Hatem Ben Arfa, considéré comme l’un des enfants stars de l’INF Clairefontaine depuis son adolescence, tarde à exploiter son talent et joue gros cette année après le départ de Florent Malouda et l’arrivée d’Alain Perrin comme entraîneur dans le Rhône.
Arrivé à l’Olympique lyonnais à 15 ans, précédé d’une réputation de « futur Zidane », Ben Arfa, français d’origine tunisienne, natif de la région parisienne, a brillé dans les catégories de jeunes avant de débuter en Ligue 1 au début du championnat 2004-2005 avec Paul Le Guen.
Sollicité par plusieurs grands clubs européens, il n’a pour l’heure cédé à aucune sirène et doit encore trois ans de contrat à l’OL qui veut croire à son joyau. Il n’a pourtant disputé que treize matches de Ligue 1 la saison dernière (1 but).
À l’heure ou son coéquipier, Karim Benzema, âgé de 19 ans, et le Marseillais Samir Nasri ont déjà connu l’équipe de France, Hatem Ben Arfa, 20 ans, n’a fait montre de son talent qu’à dose homéopathique.
Les supporteurs n’ont souvent que le souvenir du Trophée des champions 2005 gagné à Auxerre (4-1) au cours duquel, étincelant, il avait parfaitement soutenu le Norvégien John Carew, auteur de trois buts.
Coach personnel
Depuis, le joueur, qui admet « des erreurs qui font désormais partie du passé, mais m’ont fait avancer, comme l’impatience par exemple (il a aussi souvent été taxé d’indiscipline, ndlr) », affirme avoir pris conscience de ses immenses moyens.
« J’ai confiance en moi. Les gens peuvent parler, mais ne me connaissent pas forcément. Je travaille beaucoup malgré l’image que l’on donne de moi, celle de quelqu’un qui ne s’appuie que sur sa qualité technique », dit-il.
Il y a un an et demi, il a commencé un important travail de musculation afin de mieux répondre aux exigences du haut niveau. « C’est important, mais je n’ai rien perdu en technique et vivacité », assure-t-il. Depuis quelques mois, il bénéficie des conseils d’un « coach » personnel, Michel Ouazine, un voisin de la famille qui le connaît depuis son enfance et qui s’est dernièrement installé juste au-dessus de chez lui.
Il l’aide à appréhender les contraintes du métier de footballeur en matière de diététique, d’hygiène de vie et autres sollicitations, mais aussi à avoir une réflexion sur le football.
« Je dors bien et je regarde beaucoup de vidéos de matches pour étudier le jeu », confie Hatem Ben Arfa.
France
ou Tunisie ?
Depuis le début de l’été, le jeune milieu offensif, pouvant jouer aussi bien à gauche, à droite ou derrière un attaquant de pointe, a cherché à s’imposer lors de la Coupe de la paix en Corée du Sud. Il est à l’origine du but victorieux (1-0) inscrit en finale contre Bolton par Kim Kallstroem après un exploit personnel qui lui a permis de passer en revue la défense adverse.
« Je n’ai pas été à mon niveau comme tous mes équipiers, mais nous allons monter en puissance. Nous avons un bon groupe avec de bonnes recrues et c’était important de gagner la Coupe de la paix puis le Trophée des champions », dit-il.
Pourtant, une semaine plus tard, il n’était que remplaçant lors du Trophée des champions, un signe qu’il n’est pas encore indispensable aux yeux de l’encadrement.
« Je n’étais pas déçu et je travaille. Je reste ambitieux et cette année je veux jouer, c’est sûr », souligne Hatem Ben Arfa qui n’en est pas encore à choisir entre l’équipe de France et celle de Tunisie. « Chaque chose en son temps. Pour l’heure, je me consacre à moi et mon équipe », conclut-il.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le milieu de Lyon, Hatem Ben Arfa, considéré comme l’un des enfants stars de l’INF Clairefontaine depuis son adolescence, tarde à exploiter son talent et joue gros cette année après le départ de Florent Malouda et l’arrivée d’Alain Perrin comme entraîneur dans le Rhône.
Arrivé à l’Olympique lyonnais à 15 ans, précédé d’une réputation de « futur Zidane », Ben Arfa, français d’origine tunisienne, natif de la région parisienne, a brillé dans les catégories de jeunes avant de débuter en Ligue 1 au début du championnat 2004-2005 avec Paul Le Guen.
Sollicité par plusieurs grands clubs européens, il n’a pour l’heure cédé à aucune sirène et doit encore trois ans de contrat à l’OL qui veut croire à son joyau. Il n’a pourtant disputé que treize matches de Ligue 1 la saison dernière (1...