Sarkozy : Le dispositif milicien du Hezbollah suscite beaucoup d’appréhensions
le 02 août 2007 à 00h00
Le président Nicolas Sarkozy a souligné, dans une interview accordée au quotidien égyptien al-Ahram, que les derniers entretiens que le chef du Quai d’Orsay, Bernard Kouchner, a eus au Caire « ont permis de vérifier une nouvelle fois la très grande convergence de vues de la France et de l’Égypte et la volonté de nos deux pays d’agir de concert en faveur du Liban ».
Le président français a, d’autre part, souligné que « l’approche de l’échéance majeure constituée par l’élection présidentielle n’en rend que plus urgente la nécessité de parvenir à un compromis pour sortir de cette crise ». « Il est clair que dans ce Liban très divisé, un bloc ne pourra l’emporter sur l’autre, a ajouté le président Sarkozy. D’où la nécessité d’une reprise du dialogue, entre les Libanais d’abord, même s’il suppose en parallèle l’implication des parties régionales intéressées et de la communauté internationale. »
Le chef de l’État français a par ailleurs précisé que la réunion interlibanaise à La Celle-Saint-Cloud, à la mi-juillet, « a permis non seulement de briser la glace, mais aussi d’avancer d’utiles idées sur la table ». Il a relevé sur ce plan que le Hezbollah a sa place dans le cadre de dialogue « au même titre que les autres formations ». « Le Hezbollah est une formation libanaise qui est liée à des acteurs régionaux, l’Iran et la Syrie ; depuis la fin de la guerre civile, il est devenu un parti politique influent, disposant d’une forte assise sociale, représenté au Parlement libanais (…), a ajouté le président Sarkozy. En même temps, il a conservé – et il le revendique – un important dispositif milicien, puissamment armé, dont l’usage suscite beaucoup d’interrogations et d’appréhensions – au Liban d’abord. De notre point de vue, il importe de tout faire pour favoriser l’ancrage du Hezbollah en tant que formation proprement libanaise et uniquement politique. Par les résolutions des Nations unies 1559 et 1701, la communauté internationale a réaffirmé la nécessité du désarmement de l’ensemble des milices subsistant au Liban. La résolution 1701 a de surcroît prévu, en vue de leur non-réarmement, un embargo sur les armes qui s’applique à tous les États. Le Hezbollah, qui siégeait au gouvernement de Fouad Siniora lorsque celui-ci a approuvé le plan en sept points puis la résolution 1701, est tenu par des engagements. Nous continuerons d’apprécier notre attitude vis-à-vis du Hezbollah en fonction de ce que cette organisation représente et de la manière dont elle agit. »
Le président Nicolas Sarkozy a souligné, dans une interview accordée au quotidien égyptien al-Ahram, que les derniers entretiens que le chef du Quai d’Orsay, Bernard Kouchner, a eus au Caire « ont permis de vérifier une nouvelle fois la très grande convergence de vues de la France et de l’Égypte et la volonté de nos deux pays d’agir de concert en faveur du Liban ».
Le président français a, d’autre part, souligné que « l’approche de l’échéance majeure constituée par l’élection présidentielle n’en rend que plus urgente la nécessité de parvenir à un compromis pour sortir de cette crise ». « Il est clair que dans ce Liban très divisé, un bloc ne pourra l’emporter sur l’autre, a ajouté le président Sarkozy. D’où la nécessité d’une reprise du dialogue, entre les Libanais d’abord,...
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