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Actualités - Opinion

Feu roulant de critiques anti-opposantes Émile KHOURY

Un dignitaire religieux musulman se déclare surpris, sinon choqué, par l’illogisme flagrant des positions de l’opposition, Hezbollah en tête, au sujet de la présidentielle. Comment peut-on, à la fois, menacer de torpiller la présidentielle s’il n’y a pas accord sur la succession, et refuser de discuter du choix du futur élu, demande-t-il. Il relève, en outre, que l’exigence d’un cabinet dit d’union avant tout, signifie tout simplement que l’opposition a la ferme intention de torpiller la présidentielle. Pour qu’avec son tiers de blocage, l’opposition contrôle le pouvoir, une fois que le cabinet aura pris en charge les prérogatives d’une présidence de la République vacante. Ce pôle religieux descend également en flèche M. Émile Lahoud. En soulignant qu’en raison de sa connivence déclarée avec l’opposition, alors qu’il est censé rester au-dessus de la mêlée, il s’affiche comme le tout premier chef de l’État qui contribue au torpillage de l’échéance présidentielle. En avouant préférer la mise en place d’un cabinet dit d’union, sous prétexte que cela favoriserait un accord sur la succession. Un avis que même le président Berry ne partage pas. Car il est évident que c’est l’entente autour d’un président du Conseil qui peut constituer une entrée en matière pour une solution incluant le gouvernement, et non l’inverse. Ne serait-ce que pour des simples considérations de laps de temps. En réalité, et d’ailleurs, étant donné qu’il reste peu de semaines avant la présidentielle, il est clair qu’une fois un accord conclu sur la succession, ce ne serait plus la peine de former un nouveau gouvernement. Outre qu’on s’éviterait les difficultés de l’épreuve de montage, la nouvelle équipe n’aurait plus d’autre latitude que d’expédier les affaires courantes. Le passé De son côté, un politicien chevronné souscrit au jugement porté contre M. Lahoud. Il confirme que l’on n’a jamais vu un président œuvrer en vue du torpillage de la charge, via les tentatives de mettre en place un gouvernement qui assurerait l’intérim. Ce professionnel d’expérience indique que par le passé, les efforts des présidents sortants se limitaient, et d’ailleurs pas toujours, à promouvoir des candidats qui leur fussent proches. Souvent, ils se contentaient de se ranger à l’avis du courant politique dominant de leur époque. En tout cas, nul d’entre eux n’aurait jamais songé à compromettre l’élection d’un successeur. Ni à vider la présidence de sa substance. Par exemple, au sortir de la crise de 1958, le président avait invité les députés qui lui étaient fidèles à voter Chéhab, malgré la rivalité qui les opposait. Plus tard, Chéhab a réussi à faire passer Hélou, malgré l’opposition du Helf tripartite, grâce à l’apport des parlementaires musulmans. En revanche, en 70, Sarkis, représentant du Nahj, a perdu face à Frangié le centriste, par une différence d’une voix seulement. Hamadé ne voulait pas homologuer le scrutin, et Karamé, en homme d’État, est intervenu pour lui dire de le faire, car si l’on procédait à un nouveau tour, il voterait lui-même pour Frangié. Le même Sarkis a refusé la prorogation et a soutenu la candidature de Béchir Gémayel. Élu malgré les tentatives syriennes de faire torpiller le quorum. En effet, el-Assaad a laissé la séance ouverte jusqu’à ce qu’il y ait assez de députés, et il en a payé politiquement le prix, plus tard. D’ailleurs, après la période d’Amine Gemayel, et après l’assassinat du président Moawad, la tutelle syrienne a disposé à son gré de la présidence libanaise. Et de conclure que M. Lahoud ferait mieux de s’inspirer du passé, de travailler à faciliter un accord sur la succession, plutôt que de saper la présidence en faveur de son remplacement par un cabinet dit d’union.
Un dignitaire religieux musulman se déclare surpris, sinon choqué, par l’illogisme flagrant des positions de l’opposition, Hezbollah en tête, au sujet de la présidentielle. Comment peut-on, à la fois, menacer de torpiller la présidentielle s’il n’y a pas accord sur la succession, et refuser de discuter du choix du futur élu, demande-t-il. Il relève, en outre, que l’exigence d’un cabinet dit d’union avant tout, signifie tout simplement que l’opposition a la ferme intention de torpiller la présidentielle. Pour qu’avec son tiers de blocage, l’opposition contrôle le pouvoir, une fois que le cabinet aura pris en charge les prérogatives d’une présidence de la République vacante.
Ce pôle religieux descend également en flèche M. Émile Lahoud. En soulignant qu’en raison de sa connivence déclarée avec...