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« Khalass », une campagne d’urgence pour mobiliser la société civile

«La situation est devenue intolérable, la société civile doit se mobiliser et mobiliser. » S’il fallait une devise pour inspirer la société civile et l’inciter à assumer ses responsabilités, dans le climat général de déliquescence qui règne en despote sur le pays, ce devrait être celle-là. Conscient du danger réel qui pèse sur le pays, et dans la foulée de la voie tracée par les représentants de la société civile à la réunion de La Celle-Saint-Cloud, un groupe d’associations a décidé de s’organiser en réseau et de lancer une campagne d’urgence intitulée « Khalass » pour « sauver le Liban ». Qui plus est, ce réseau a décidé de taire le nom des associations qui le forment, l’objectif étant d’œuvrer sur la base d’un projet et de contourner le problème qui court-circuite la plupart des initiatives de la société civile au Liban, en l’occurrence l’individualisme et la volonté toujours prédominante de s’afficher, de se montrer, d’être au premier plan. Inutile de dire que cela porte immédiatement atteinte au but recherché et devient une foi en soi. « Khalass » constitue une campagne générale, nationale et ouverte à toutes les forces vives de la société civile, ONG, groupements économiques, syndicaux, académiques et médias, ainsi que des citoyens libanais. La fonction de cette campagne est d’œuvrer dans le sens d’une responsabilisation des uns et des autres, d’une mise en garde contre les dangers de la division, le recours à la violence, l’anéantissement du Liban-idée et du Liban-État, la mise en place de deux présidents de la République ou de deux gouvernements et l’effondrement des institutions. L’objectif de « Khalass » est de rassembler les forces, capacités et potentiels des différentes composantes de la société civile en réseau ad hoc afin de constituer une force de pression influente ; de mettre les forces de la société civile et les citoyens devant leurs responsabilités dans la protection du Liban des dangers de division ; initier toutes les forces politiques à un dialogue qui se poursuivrait jusqu’à trouver une solution, et les tenir, toutes, solidairement responsables de la perturbation de la paix civile et du danger de l’effondrement des institutions de l’État ; observer enfin l’action politique de toutes les forces sur la scène libanaise et prendre les mesures pratiques en fonction. Dans un premier temps, la campagne s’activera à trois niveaux : – D’abord, la distribution d’une pétition qui constituerait la base des réclamations premières de la campagne et une invitation d’appui et d’adoption, ouverte à tous ; forces politiques inclusivement. – Ensuite, un accompagnement médiatique afin de soutenir et de répandre les objectifs de la campagne en insistant sur les dangers de la situation et sur la nécessité d’accélérer l’issue et de relancer le dialogue. – Enfin, des actions civiles non violentes qui s’effectueraient en crescendo. Il convient de souligner que la campagne aura un secrétariat qui prendra à sa charge le soin d’assurer le suivi et de coordonner, avec les divers partenaires, les actions à venir, dont, entre autres, la possibilité de tenir un grand rassemblement de la société civile. Une affaire d’ordre vital donc, à suivre dans les jours qui viennent avec le plus grand intérêt.
«La situation est devenue intolérable, la société civile doit se mobiliser et mobiliser. » S’il fallait une devise pour inspirer la société civile et l’inciter à assumer ses responsabilités, dans le climat général de déliquescence qui règne en despote sur le pays, ce devrait être celle-là.
Conscient du danger réel qui pèse sur le pays, et dans la foulée de la voie tracée par les représentants de la société civile à la réunion de La Celle-Saint-Cloud, un groupe d’associations a décidé de s’organiser en réseau et de lancer une campagne d’urgence intitulée « Khalass » pour « sauver le Liban ». Qui plus est, ce réseau a décidé de taire le nom des associations qui le forment, l’objectif étant d’œuvrer sur la base d’un projet et de contourner le problème qui court-circuite la plupart...