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Pour Pharaon, il est nécessaire de parvenir à un minimum d’entente

Le ministre d’État aux Affaires du Parlement, Michel Pharaon, a estimé dans une déclaration, que la conférence interlibanaise de La Celle-Saint-Cloud a « réussi au niveau de la forme, mais n’a pas pu entraîner une percée au niveau du fond, plus particulièrement au niveau du paquet de sujets au cœur du débat, à savoir la présidentielle, la formation d’un gouvernement d’union nationale et l’entente au sujet des grands dossiers politiques ». Estimant que la tournée de l’émissaire français, Jean-Claude Cousseran, auprès des responsables libanais n’a rien apporté de nouveau, le ministre a mis l’accent sur l’importance de la visite du chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, en vue d’une reprise du dialogue, tout en relevant l’absence de tout changement au niveau de l’attitude de l’opposition. M. Pharaon a mis l’accent sur la nécessité de « parvenir à un minimum d’entente, que ce soit au niveau de la présidence de la République, du gouvernement ou de la prochaine période politique, afin de pouvoir réduire la pression exercée par les acteurs régionaux (sur leurs alliés locaux) dont le rôle se substitue au dialogue interlibanais à Beyrouth ». Tout en soulignant l’importance de la médiation arabe, dans la mesure où elle se rapporte aussi bien à des questions politiques que de sécurité, comme la protection des frontières et l’application de la résolution 1701 du Conseil de sécurité, M. Pharaon a estimé qu’elle se complète avec l’initiative française. Pour lui, les deux sont nécessaires « d’autant qu’une partie régionale coordonne avec l’opposition dans une tentative de porter atteinte à la stabilité politique au Liban et de consacrer la paralysie au niveau constitutionnel et démocratique, au moment où le courant souverainiste s’efforce de consolider la liberté, le respect de la Constitution et d’éviter une paralysie au niveau de la présidentielle ». Précisant que M. Kouchner n’est pas porteur d’un document de travail, M. Pharaon a relevé que sa visite au Liban coïncide avec les partielles à Beyrouth et dans le Metn. À ses yeux, toute entente au Metn au sujet de M. Amine Gemayel, en tant que candidat consensuel, se répercutera positivement sur le dialogue. « La partielle qui a été, à la base, organisée pour défier les assassins (de Pierre Gemayel) et déjouer les tentatives de paralyser la Constitution et la démocratie ne doit pas avoir des répercussions négatives sur les tentatives d’accord dans le pays, notamment au sujet de la présidentielle », a insisté M. Pharaon.
Le ministre d’État aux Affaires du Parlement, Michel Pharaon, a estimé dans une déclaration, que la conférence interlibanaise de La Celle-Saint-Cloud a « réussi au niveau de la forme, mais n’a pas pu entraîner une percée au niveau du fond, plus particulièrement au niveau du paquet de sujets au cœur du débat, à savoir la présidentielle, la formation d’un gouvernement d’union nationale et l’entente au sujet des grands dossiers politiques ».
Estimant que la tournée de l’émissaire français, Jean-Claude Cousseran, auprès des responsables libanais n’a rien apporté de nouveau, le ministre a mis l’accent sur l’importance de la visite du chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, en vue d’une reprise du dialogue, tout en relevant l’absence de tout changement au niveau de l’attitude de...