Sarkozy au Gabon, symbole de la « Françafrique », après Dakar
le 28 juillet 2007 à 00h00
Le président français Nicolas Sarkozy est arrivé hier au Gabon, dernière étape de son voyage africain et pays emblématique de l’ex-« précarré » français sur le continent, après avoir prôné la veille à Dakar un « partenariat » franco-africain en rupture avec le passé.
Nicolas Sarkozy a été accueilli à sa descente d’avion par son homologue gabonais Omar Bongo Ondimba, au pouvoir depuis 1967. MM. Sarkozy et Bongo devaient se rendre dans la forêt de la Mondah, située à une quinzaine de kilomètres au nord de Libreville, l’une des dernières forêts de zone très humide subsistant sur le littoral ouest-africain. Le président français devait y rencontrer des ONG de défense de l’environnement et se voir présenter un plan d’aménagement durable, avant de quitter Libreville pour Paris.
Dans un entretien publié hier dans le quotidien gouvernemental gabonais L’Union, Nicolas Sarkozy a qualifié d’« anachronique » le concept de « précarré », utilisé pour décrire la zone d’influence particulière de la France sur ses ex-colonies d’Afrique et dont le Gabon incarne l’un des symboles. « Je ne considère pas que les anciennes colonies françaises puissent être décrites comme un précarré. C’est un concept anachronique qui ne répond plus ni à la réalité, ni au souhait de la France, ni à celui des pays concernés », a déclaré M. Sarkozy. « Ce concept renvoie même à un paternalisme que je rejette et qui a fait beaucoup de tort à la relation entre la France et l’Afrique. Au nom de quoi, 47 ans après leur indépendance, ces pays devraient-ils renoncer à tirer profit des opportunités offertes par d’autres partenaires ? » a-t-il estimé. Il a souligné que la « relation privilégiée » entre la France et le Gabon devait « être modernisée, adaptée aux évolutions du monde ». « Le monde change, le Gabon change. Nos relations doivent changer aussi », a-t-il poursuivi.
La veille, lors de son étape dakaroise, le président français a exposé sa vision d’un « partenariat » renouvelé entre la France et l’Afrique, appelant celle-ci à ne pas « ressasser le passé » colonial et à s’engager vers la bonne gouvernance.
De son côté, l’hebdomadaire privé Le Temps ironisait ainsi sur M. Sarkozy, « le champion de la “rupture” » venu défendre « la continuité du dialogue politique », soulignant que le Gabon est « considéré à tort ou à raison comme le symbole de la “Françafrique” ».
Le président français Nicolas Sarkozy est arrivé hier au Gabon, dernière étape de son voyage africain et pays emblématique de l’ex-« précarré » français sur le continent, après avoir prôné la veille à Dakar un « partenariat » franco-africain en rupture avec le passé.
Nicolas Sarkozy a été accueilli à sa descente d’avion par son homologue gabonais Omar Bongo Ondimba, au pouvoir depuis 1967. MM. Sarkozy et Bongo devaient se rendre dans la forêt de la Mondah, située à une quinzaine de kilomètres au nord de Libreville, l’une des dernières forêts de zone très humide subsistant sur le littoral ouest-africain. Le président français devait y rencontrer des ONG de défense de l’environnement et se voir présenter un plan d’aménagement durable, avant de quitter Libreville pour Paris.
Dans un entretien...
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