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Marché de l’immobilier Furn el-Hayek face à la crise

Situé au cœur d’Achrafié, Furn el-Hayek est incontestablement l’un des quartiers les plus appréciés de Beyrouth. Certains l’appellent le « triangle d’or ». Dénomination un peu excessive, mais qui prouve une réelle notoriété. Cette spécificité n’a pas échappé aux promoteurs. Treize projets sont actuellement en construction dans un périmètre qui s’étend entre les rues du Liban, Sélim Bustros, Achrafié et Zahret el-Ihsan. Bien qu’il bénéficie d’une des plus belles réputations sur le marché immobilier, le quartier n’est pas épargné par la crise actuelle qui commence à prendre des proportions inquiétantes. Comme la plupart des produits haut de gamme, les ventes sont très affectées par la situation politique et sécuritaire. La crise touche à la fois les grandes et les petites tailles. La majorité des projets en cours rue Abdel Wahad Inglizi, rue du Liban, rue Trabaud propose des appartements de 275 à 375 m2. C’est effectivement la taille la plus recherchée et la plus appréciée dans le quartier. Ces superficies visent une population locale et expatriée aisée dont les budgets vont de 550 000 à 1 million de dollars. Cette clientèle ne cesse de retarder son appétit d’achat devant l’absence d’éclaircie politique. Ashrafieh Tower a été le premier projet résidentiel avec de très larges logements (560 m2). L’initiative s’est avérée payante et va être reprise par des investisseurs des pays du Golfe à l’angle des rues Ghandour el-Saad et Doumani avec un important projet proposant des appartements de 400 à 700 m2. Ces tailles sont habituellement réservées aux parcelles sur le front de mer ou sur des points culminants. Ce type de projets surprend dans un environnement constitué d’immeubles des années 50 et d’anciennes bâtisses traditionnelles. Dernièrement, quelques promoteurs ont voulu proposer de petits appartements de 160 à 200 m2. Leurs arguments étaient simples : Furn el-Hayek propose principalement de grandes unités, pourquoi ne pas séduire des célibataires ou de jeunes couples avec de petits logements de 300 000 à 400 000 dollars ? L’initiative était louable et intéressante, mais les résultats ne sont pas toujours au rendez-vous. En effet, la clientèle libanaise qui recherche ce type d’appartements inférieurs à 200 m2 n’a pas ce budget. Pour la même enveloppe, elle préfère investir hors de Beyrouth dans un appartement plus vaste. La moyenne des prix de vente pour le premier étage varie en fonction de l’emplacement et se situe de 1 700 à 2 000 dollars le m2. En l’espace de deux ans, les prix ont augmenté de 35 à 40 %. La tendance ne risque pas de s’inverser avec la hausse des coûts de construction et la flambée du cours de l’euro. Bien que les ventes tournent inévitablement au ralenti, les promoteurs sont obligés de répercuter cette augmentation sur le prix du mètre carré. Malheureusement, Furn el-Hayek est également victime de son succès. La pression immobilière est en train de modifier le charme et la spécificité architecturale du quartier. Certaines rues tendent à perdre leur tranquillité avec la multiplication des projets. Classés ou non, les bâtiments de caractère sont à vendre et tombent les uns après les autres. En coopération avec : RAMCO Tél. : 01-349910

Situé au cœur d’Achrafié, Furn el-Hayek est incontestablement l’un des quartiers les plus appréciés de Beyrouth. Certains l’appellent le « triangle d’or ». Dénomination un peu excessive, mais qui prouve une réelle notoriété. Cette spécificité n’a pas échappé aux promoteurs. Treize projets sont actuellement en construction dans un périmètre qui s’étend entre les rues du Liban, Sélim Bustros, Achrafié et Zahret el-Ihsan. Bien qu’il bénéficie d’une des plus belles réputations sur le marché immobilier, le quartier n’est pas épargné par la crise actuelle qui commence à prendre des proportions inquiétantes. Comme la plupart des produits haut de gamme, les ventes sont très affectées par la situation politique et sécuritaire. La crise touche à la fois les grandes et les petites tailles.
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