Kassem : La présidentielle
à la majorité absolue serait
une « violation insupportable »
le 18 juillet 2007 à 00h00
Le secrétaire général adjoint du Hezbollah, cheikh Naïm Kassem, a estimé hier que jusqu’ici, les « violations » de la Constitution par le gouvernement et la majorité étaient « supportables », mais que la « violation » par l’élection d’un président de la République à la seule majorité absolue « ne le serait pas ». « Toutes les précédentes violations de la Constitution sont supportables. Mais la violation constitutionnelle qui consisterait à élire le président à la majorité plus une voix ne le serait pas », a déclaré cheikh Qassem lors d’une cérémonie organisée par des comités féminins du Hezbollah.
Il a d’autre part réaffirmé la position de son parti en faveur de la formation d’un gouvernement d’union nationale « ou de salut, qu’on l’appelle comme on veut » avant l’échéance présidentielle.
« Supposons que l’on ne s’entende pas sur la présidence de la République, allez-vous attendre le moment venu pour constater qu’il n’y a pas de président et pas de gouvernement, puisque le vôtre est illégitime ? Nous serions alors dans un vide constitutionnel. À ce moment-là, nous remplirions le vide comme nous le jugerions nécessaire et, de votre côté, vous feriez de même et le pays s’enfoncerait alors dans le vide », a-t-il dit à l’adresse de la majorité.
« Le seul passage vers une solution est dans la participation », a lancé cheikh Kassem, soulignant que quelle que soit l’appellation du nouveau cabinet, il faudra selon lui qu’il « regroupe de manière adéquate toutes les fractions du peuple libanais représentées à la Chambre ».
Il a par ailleurs « conseillé » à la majorité de dire aux Américains qu’elle est « incapable » d’exécuter leurs demandes. Ce serait un acte digne de votre part de leur dire : « Nous au Liban, nous ne pouvons pas satisfaire les demandes que vous formulez parce que nous sommes engagés à l’égard de l’accord de Taëf et de la Constitution libanaise », a-t-il lancé.
Le secrétaire général adjoint du Hezbollah, cheikh Naïm Kassem, a estimé hier que jusqu’ici, les « violations » de la Constitution par le gouvernement et la majorité étaient « supportables », mais que la « violation » par l’élection d’un président de la République à la seule majorité absolue « ne le serait pas ». « Toutes les précédentes violations de la Constitution sont supportables. Mais la violation constitutionnelle qui consisterait à élire le président à la majorité plus une voix ne le serait pas », a déclaré cheikh Qassem lors d’une cérémonie organisée par des comités féminins du Hezbollah.
Il a d’autre part réaffirmé la position de son parti en faveur de la formation d’un gouvernement d’union nationale « ou de salut, qu’on l’appelle comme on veut » avant l’échéance...
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